La chaîne de magasins de discount Poundland mène actuellement des discussions pour un plan de sauvetage financier. Ses propriétaires cherchent à céder l’entreprise, tandis qu’un groupe immobilier irlandais discute d’une reprise en tant que partenaire privilégié de la direction.
L’avenir de la chaîne de distribution de discount Poundland fait l’objet de négociations intenses alors que ses propriétaires actuels cherchent un repreneur.
Le Martin Property Group discute du rachat
Le mystérieux partenaire soutenant l’équipe de direction de Poundland est le Martin Property Group, un groupe immobilier fondé à Derry qui possède des actifs comprenant le centre commercial Fishergate à Preston et l’hôtel The Bedford à Belfast. L’acquéreur potentiel pourrait verser une somme nominale de l’ordre d’une livre sterling pour les actions de la société, tout en s’engageant à rembourser les prêts existants et à injecter des millions de livres pour financer le plan de redressement, préservant ainsi le réseau d’environ 600 magasins et un centre de distribution situé dans la circonscription de Makerfield.

Le directeur général Barry Williams s’est prononcé en faveur de ce partenaire, tout en précisant que l’équipe de direction reste prête à travailler avec quiconque pourra garantir le meilleur résultat pour l’activité, les collègues et les fournisseurs. Par ailleurs, Andy Bond, qui dirigeait auparavant l’enseigne et son ancienne société mère Pepco en tant qu’ancien patron d’Asda, participe à ces démarches aux côtés de dirigeants de Gordon Brothers tels que l’ancien patron de Mothercare Mark Newton-Jones et le directeur des investissements Frank Morton, qui espéraient fixer une orientation dès la semaine suivante.
Le syndicat Usdaw craint une administration
Le syndicat des travailleurs Usdaw a exprimé des inquiétudes quant à l’éventualité d’un placement en redressement judiciaire si le rachat venait à échouer. L’organisation syndicale déplore le manque de dialogue de la part de l’actuel propriétaire, Gordon Brothers, estimant par la voix du responsable national Bally Auluk qu’il est inacceptable de ne pas dialoguer pour assurer un avenir sûr à l’entreprise.
Bally Auluk, responsable national d’Usdaw, via The Grocer
« Nous savons qu’un rachat par la direction a été tenté et on nous informe que leurs offres sont rejetées. »
Selon The Grocer, le syndicat craint qu’une décision ne soit prise très rapidement, mettant directement en péril les emplois des salariés répartis dans les près de 600 points de vente et les quelque 12 000 postes que compte l’enseigne au Royaume-Uni et en Irlande.
La performance opérationnelle montre des signes d’amélioration
La vente de l’entreprise intervient alors même que la performance opérationnelle montre des signes d’amélioration.

Les repreneurs potentiels lorgnent la chaîne
Certains observateurs du secteur n’excluent pas un démantèlement de la chaîne, des enseignes de discount comme Lidl manifestant de l’intérêt pour des magasins individuels, tandis que les termes exacts de l’opération dépendent de l’aboutissement des discussions entre les parties.
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