Une pétition signée par plus de 160 000 personnes, dont le comédien Javier Bardem, demande l’invalidation du statut de Pink en tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF après ses critiques publiques envers les déclarations de Maclellan sur l’« élimination de Gaza ». Le texte souligne que ses affirmations ont négligé l’intérêt pour les enfants palestiniens et « exacerbé le conflit ».
Une pétition intitulée « Swifts contre l’extermination », faisant référence aux fans de Taylor Swift, a récolté plus de 160 000 signatures pour demander l’élimination de Pink de son poste d’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF aux États-Unis. Le texte affirme que ses critiques envers les déclarations de Maclellan, un artiste accusé d’apologiste de l’« élimination » des Palestiniens, ont « négligé l’intérêt pour les enfants palestiniens » et « exacerbé le conflit ». Les organisateurs, qui se réclament d’un engagement pour la cause palestinienne, exigent que les ambassadrices de l’UNICEF respectent « les plus hauts standards de neutralité et d’empathie ».
Le conflit autour des déclarations de Pink
Les critiques de Pink ont été déclenchées par les déclarations de Maclellan lors d’un concert en septembre, où il a dénoncé le « système d’apartheid israélien » et l’« extermination des Palestiniens ». Elle a ensuite précisé sur Instagram qu’elle ne souhaitait « pas séparer quelqu’un » ni « récupérer de l’argent », mais qu’elle voulait exprimer son inquiétude en tant que mère juive. « Je veux pouvoir dire : Cela m’a effrayé, cela a effrayé mes proches, et on ne me dit pas que nos peurs sont de la propagande », a-t-elle écrit.
L’impact de la pétition sur le discours public
Les critiques de Pink s’inscrivent dans un contexte de changement de perception du public américain envers Israël et la Palestine. Selon un rapport de The Intercept, une majorité significative des Américains adoptent une vision négative d’Israël, tandis que le soutien aux Palestiniens s’accroît. Cette dynamique s’est reflétée dans les élections partielles, où des candidats demandant une coupure des liens militaires avec Israël ont remporté des victoires. La pétition, associée à un mouvement de soutien aux Palestiniens, vise à « forcer l’UNICEF à reconsidérer ses partenariats » avec des figures culturelles perçues comme partisanes.
Les critiques des droits de l’enfant
Des militants palestiniens, comme Raja Jarar, directeur de l’organisation « Démocratie pour le monde arabe maintenant », ont accusé Pink de « ne pas défendre les enfants » en ne condamnant pas l’« extermination » en Gaza. « L’UNICEF se décrit elle-même comme une « cimetière d’enfants » à Gaza, et ses ambassadrices devraient représenter ces enfants, pas les attaquer », a-t-il déclaré. Les organisateurs de la pétition soulignent que les enfants palestiniens, comme les autres victimes d’« extermination », méritent des ambassadrices « claires et manifestes ».

Les conséquences sur l’UNICEF et la culture populaire
La pression sur l’UNICEF s’inscrit dans une stratégie plus large de militants palestiniens visant à « faire payer à Israël le prix de son occupation ». Selon Tarik K. Shawa, analyste au réseau « Americas », la pétition « dessine un nouveau front sur le sable » en exigeant un engagement « modéré ». Le groupe a également reçu le soutien de Javier Bardem, qui a partagé la pétition sur Instagram, affirmant que Pink ne pouvait pas défendre les droits des enfants sans condamner l’« extermination ». Cependant, l’UNICEF et les représentants de Pink n’ont pas réagi publiquement aux demandes.
L’indifférence des actions culturelles
Malgré les critiques, les actions de Pink n’ont eu qu’un impact limité sur la situation des enfants palestiniens. Le 20 septembre, un enfant de 11 ans a été tué par l’armée israélienne dans une « zone sûre » de Gaza. L’UNICEF, opérant sur place, a rapporté que les attaques israéliennes ont tué au moins 300 enfants depuis le cessez-le-feu d’octobre 2026, tandis que le blocus israélien continue de menacer l’accès à l’eau et à la nourriture. Pink a affirmé sur Instagram qu’elle ne « discuterait pas des détails d’une guerre » et qu’elle ne répéterait « aucun slogan » pour retrouver ses fans.
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