Israël a exprimé ce dimanche ses réserves majeures sur un accord de désarmement négocié avec le Hamas, affirmant que le mouvement palestinien poursuit ses efforts de réarmement à Gaza. Alors que les médiateurs internationaux tentent de concilier les étapes du plan, les forces israéliennes continuent de contrôler une large part du territoire.
Les exigences d’Israël face au processus de désarmement
La question du calendrier et de la méthode pour désarmer les factions palestiniennes reste le principal point de blocage diplomatique. Doron Spielman, porte-parole de la oficina del primer ministro israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré que les services de renseignement estiment que le Hamas ne procède pas à un désarmement authentique. Selon l’évaluation officielle, le groupe maintient sa volonté de reconstruire son infrastructure militaire. Le représentant israélien a affirmé en dialogue avec l’agence Associated Press que désarmer signifie remettre physiquement les armes, ni plus ni moins, relayé par la couverture d’Infobae.
Dans le même temps, le Premier ministre israélien a écarté l’idée d’une reconstruction immédiate de l’enclave tant que le désarmement total n’aura pas eu lieu. Un court message émanant de son bureau a également tenu à clarifier la situation concernant les forces extérieures en soulignant que, contrairement à ce qui a été rapporté, la sphère politique n’a pas autorisé l’entrée de la force internationale dans la bande de Gaza, comme le rapporte le journal Página|12.
Le plan américain de paix et la structure de transition
Le plan de paix en vingt points, soutenu par les États-Unis et piloté par des figures comme Jared Kushner et Nickolay Mladenov, prévoit pourtant une feuille de route par étapes. Le dispositif s’appuie sur le Conseil de paix institué en janvier dernier. Une Force internationale de stabilisation est également censée se déployer en coordination avec une nouvelle force de police palestinienne pour assurer l’ordre public après un retrait progressif des troupes israéliennes.

Cependant, le séquençage de ces mesures suscite de vives tensions. Le Hamas réclame que le retrait des forces israéliennes précède la remise des armes, tandis qu’Israël exige le contraire pour éviter que le mouvement armé ne profite du mouvement de repli pour se reconstituer. Le porte-parole de la primature israélienne a insisté sur le fait que leur évaluation est que, si l’on se replie avant que le Hamas ne soit véritablement désarmé, celui-ci élargira rapidement sa présence dans tout Gaza, reconstruira son infrastructure terroriste, menacera à nouveau les communautés israéliennes et tentera de mener à bien une autre attaque du type de celle du 7 octobre, cité par le média hispanophone.
Analyse des analystes et pressions régionales
Interrogé par la presse, Khaled Elgindy, chercheur au Quincy Institute à Washington, estime que l’organisation islamiste, fortement affaiblie par près de trois ans de combats intenses, n’a guère d’autre alternative que de composer avec les exigences de la trêve.
En parallèle, l’Égypte et le Qatar poursuivent leurs efforts diplomatiques pour maintenir la cohésion autour du plan de Donald Trump.
Poursuite des opérations militaires sur le terrain
Malgré les pourparlers diplomatiques en cours, les hostilités se poursuivent quotidiennement dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne conserve le contrôle de plus de 60 % du territoire.
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