Pierre Alain Schnegg se porte candidat à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral, a annoncé l’SVP Bern. Le président du gouvernement bernois de 63 ans s’est déclaré pour ce poste, rejoignant ainsi d’autres prétendants dans la course pour le 9 décembre.
Le parcours politique et professionnel du candidat bernois
En poste depuis dix ans au Conseil exécutif de Berne, Pierre Alain Schnegg dirige la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration. Originaire de Champoz, selon les précisions de Le Quotidien Jurassien, et issu du Jura bernois — une région de 47 000 habitants qui se sent parfois oubliée par le reste de la Suisse romande et qui commence à sérieusement croire en ses chances d’avoir enfin l’un des siens au Conseil fédéral, d’après Le Temps —, il est francophone tout en parlant bien allemand, et sa candidature a surpris même au sein de son propre camp selon Le Quotidien Jurassien. Interrogé par la Weltwoche sur les raisons de sa démarche, le citoyen de Champoz a expliqué avoir été contacté par différents milieux, puis, après mûre réflexion avec sa famille et des personnes de confiance sur le bilan de son action dans le canton de Berne, avoir décidé de se mettre à disposition face à des défis nationaux croissants. Avant d’entrer en politique exécutive, il a dirigé une entreprise informatique qu’il avait cofondée après une formation de gestionnaire et d’informaticien de gestion.
Sur le plan politique, l’SVP Bern le décrit comme un exécutif aguerri doté d’une forte capacité de commandement et d’une rigueur d’organisation. Ses prises de position en matière d’asile et de politique sociale durant la pandémie de COVID-19 lui ont valu une forte notoriété en Suisse, selon l’analyse de la radio-télévision suisse SRF.
La stratégie romande et les autres prétendants à l’UDC
L’annonce de l’ancien entrepreneur vient fortement concurrencer la position de la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz dans la course au ticket, comme le relève Le Temps. Bien qu’il s’en défende, Jean-Pierre Graber, ancien conseiller national UDC qui le côtoie depuis de très nombreuses années, insiste sur le fait qu’il est «un pur francophone», tout en soulignant sa particularité : culturellement romand, il se sent politiquement alémanique, une seconde appartenance qui pourrait faire la différence devant le groupe parlementaire selon Le Temps.
D’autres personnalités convoitent la succession, parmi lesquelles le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann, la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz, le conseiller aux États tessinois Marco Chiesa et le conseiller d’État valaisan Franz Ruppen.
Le calendrier de l’élection fédérale
Le délai pour le dépôt des candidatures s’est achevé à midi, tandis que le groupe parlementaire de l’UDC — dont les 78 membres feront leur choix le 20 novembre, date à laquelle le parti arrêtera le ticket soumis ensuite aux Chambres fédérales le 9 décembre, selon Le Temps et Le Quotidien Jurassien — se prononcera pour arrêter le ticket officiel. L’élection définitive par l’Assemblée fédérale aura lieu le 9 décembre.
En savoir plus sur Conseil fédéral
Pierre Alain Schnegg, élu UDC au Conseil exécutif du Canton de Berne, est candidat au Conseil fédéral. Le natif du Jura bernois est le deuxième romand à briguer la succession de Guy Parmelin. https://t.co/MOlIRQuYpi
Alors que le délai approche, une nouvelle candidature pour le Conseil fédéral a été annoncée: celle du conseiller d’Etat bernois Pierre Alain Schnegg. Elle traduit la volonté d’offrir une alternative à la Genevoise Céline Amaudruz ➡️ https://t.co/phvMcdaFin pic.twitter.com/SDwo7BG4oF
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