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Patrick Sébastien s’exprime sur l’actualité : la peur, les médias et les valeurs

Patrick Sébastien s’exprime sur l’actualité : la peur, les médias et les valeurs
Patrick Sébastien : “On peut recevoir un assassin aujourd’hui en télé mais moi, non”

Mais faire de l’humour autour de ça, “tu ne peux pas” poursuit-il. “La blague sur le mur de Jérusalem, ce n’est pas de l’humour mais la blague a un sens. Je pense que c’est la seule chose qu’on peut dire. Parce que d’abord, on n’y est pas. Et on se fait manipuler par l’info d’une manière extraordinaire. Donc quelque part, tu peux comprendre la colère des mecs. Mais, après, ça ne justifie rien.”

Au vu du monde actuel, n’avez-vous pas peur aujourd’hui pour vous ou vos enfants ?

”Aujourd’hui, moi, j’habite en province et j’habite à Paris. Et oui, j’ai peur pour ma fille. À Paris, de toute façon, tu regardes derrière toi aujourd’hui, quand tu marches. En province, je suis complètement dans la campagne, je suis dans le Lot. Mais bon, à dix kilomètres de chez moi, il y a une mosquée. En pleine campagne. Dans mon bouquin, quand je dis que c’est que de l’amour, tout le monde se fout de ma gueule. Mais putain, c’est la solution. Là, on est dans la haine, dans la vengeance et dans la folie. On est sur les bas instincts de tout le monde. Je n’ai pas de camp dans cette histoire. C’est abominable ce qu’on a fait à ces gamins, aux Israéliens. Aujourd’hui, j’ai regardé les infos et un hôpital a été bombardé, il y a 200 morts. Les mecs te disent que c’est Israël. Et puis Biden te dit que c’est le Hamas lui-même qui a balancé le truc. Tu ne sais pas.”

“À Paris, aujourd’hui, tu regardes derrière toi quand tu marches”

La faute à une année d’élection ?

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”La faute aux médias… Quand je raconte dans mon bouquin toutes les valeurs qu’il faut retrouver, c’est parce qu’il n’y avait pas cette surinformation. La transparence, c’est vachement bien. Mais la transparence, on te balance des infos et tu ne sais pas ce qui est vrai. Tu ne sais pas quelle est la part de manipulation. Donc on arrive à faire monter la haine chez les gens ou la peur. Moi j’ai senti une psychose dans Bruxelles depuis l’attentat. Tu croises un barbu, tu ne peux pas t’empêcher d’avoir cette pensée-là. Alors que le mec si ça se trouve, il est adorable. Quand je dis dans mon bouquin qu’on va dans le mur, j’en suis persuadé. Il faudrait qu’on fasse quelques pas en arrière pour prendre de l’élan, pour passer par-dessus. Les pas en arrière, c’est de la compréhension. L’homme a toujours inventé son moyen de se détruire. Il a inventé la bombe atomique hein ! C’est une humeur générale. Ça fait des années qu’on est en train de glisser sur une pente dégueulasse. On est dans la critique. Avant, s’il y avait 95 % de bons et 5 % de mauvais, on ne retenait que les 95 %. Maintenant, on n’est que sur les 5 % de mauvais. On va chercher tout ce qui peut nuire, tout ce qui peut faire du mal. Franchement, on n’était pas comme ça avant. On a glissé.”

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C’était mieux avant alors ?

”Non, ce n’était pas mieux avant. Parce qu’il y a plein de choses qui sont dix fois mieux maintenant, comme la médecine, le progrès. Comme je dis dans le bouquin, on doit dépenser beaucoup plus d’argent contre la connerie naturelle. C’est vrai en plus ! Moi, ce qui m’emmerde dans l’intelligence artificielle, c’est le côté humain. Moi, j’ai besoin de toucher, de voir les gens. Aujourd’hui, tu peux plus avoir un médecin qui vient te voir, il te fait les consultations en visio ! On a perdu les choses. Les valeurs dont je parle, ce sont des valeurs d’avenir. Si on veut s’en sortir, il faut se remettre à ces valeurs-là. Les rapports entre les hommes et les femmes, etc. De toute façon, la guerre qui a depuis toujours comme vous le voyez ici en Belgique et chez nous, c’est une guerre de civilisation. Il y a l’Orient qui veut conquérir l’Occident. Tant qu’on n’aura pas mis des mots sur les choses…”

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