Des résultats probants sur la progression du handicap

L’essai clinique Oratorio-Hand, qui a porté sur plus de 1 000 patients répartis dans 22 pays, a fourni des données cruciales sur l’efficacité de l’ocrelizumab. Les chercheurs ont observé que les patients traités avec ce médicament présentent un risque de progression du handicap inférieur de 30 % par rapport à ceux ayant reçu un placebo.
L’impact du traitement varie selon l’état inflammatoire initial du patient. Pour le groupe présentant des signes d’activité inflammatoire sur les images de résonance magnétique (IRM) au début de l’étude, la réduction du risque de progression de la maladie atteint 55 %. Ces chiffres marquent une avancée majeure pour la prise en charge de l’EMPP, une forme de la maladie qui affecte entre 10 % et 15 % des personnes atteintes de sclérose multiple.
Une rupture avec les protocoles de recherche traditionnels

Jusqu’à présent, le débat scientifique portait sur la capacité des patients les plus lourdement atteints à bénéficier d’un traitement. Les essais cliniques majeurs avaient tendance à exclure les individus de plus de 55 ans ou ceux souffrant d’une incapacité motrice avancée. L’étude Oratorio-Hand a rompu avec ce schéma en incluant des participants âgés jusqu’à 65 ans, dont beaucoup présentaient des limitations de mobilité importantes.
Cette inclusion élargie permet de confirmer que l’ocrelizumab reste efficace même lorsque la maladie est à un stade de progression avancé.
Préserver la motricité pour maintenir l’autonomie
L’un des enseignements les plus encourageants concerne la préservation de la fonction motrice fine, un facteur déterminant pour l’indépendance quotidienne. Le traitement a permis de réduire de 41 % le déclin de la fonction des mains et des membres supérieurs après seulement 12 semaines.
Pour les patients qui conservaient encore une certaine capacité de mouvement au début de l’étude, le risque de devoir utiliser un fauteuil roulant a diminué de 52 %. Cette capacité à maintenir la dextérité des mains est essentielle pour des gestes aussi simples que l’hygiène personnelle ou la communication.
« Le traitement peut marquer une différence réelle même chez les personnes atteintes de formes avancées de sclérose multiple ».Gavin Giovannoni, auteur principal de l’étude et professeur de neurologie à Queen Mary
L’innovation au cœur de la recherche neurologique
Si l’ocrelizumab ouvre de nouvelles perspectives, la recherche ne s’arrête pas là. La communauté scientifique surveille de près le développement des inhibiteurs de la BTK, qui pourraient constituer une nouvelle ligne de défense. Selon les informations rapportées par EFE Servicios, ces molécules sont déjà dans des phases de recherche très prometteuses.
Parmi elles, le fenebrutinib suscite un intérêt particulier pour sa capacité à agir sur les différentes formes de la pathologie.
« Le fenebrutinib a réduit de façon substantielle le nombre de poussées dans la sclérose multiple rémittente-récurrente et a retardé la progression du handicap dans la sclérose multiple primaire progressive».Dr Levi Garraway, directeur médical et chef de Développement Global de Produits de Roche
Ces avancées visent à protéger la myéline, cette substance qui, comme elle est expliquée par Esclerosis Múltiple España, « aide les messages à voyager rapidement entre le cerveau et le reste du corps. Elle fonctionne comme un isolant, tout comme la couche de plastique qui recouvre un câble électrique ». En ciblant l’inflammation, les chercheurs espèrent stabiliser cette protection pour freiner l’évolution de la maladie.
*Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical. Consultez toujours votre professionnel de santé pour toute question concernant un traitement ou une pathologie.*<!– /wp:paragraph Estos avances subrayan la importancia de evaluar tratamientos como el ocrelizumab para mejorar la calidad de vida de pacientes con formas avanzadas de esclerosis múltiple progresiva.
