Le président américain Donald Trump a annoncé le 13 juillet 2026 le rétablissement d’un blocus maritime et l’imposition de frais sur les cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz. Cette décision, qui marque une rupture avec les principes de liberté de navigation, intensifie les tensions militaires et fragilise l’accord de cessez-le-feu conclu le mois dernier.
Le revirement stratégique de Washington dans le détroit d’Ormuz
Ce basculement vers une diplomatie transactionnelle a suscité des critiques immédiates. Selon 경향신문, cité par des sources régionales, cette mesure contredit non seulement la politique actuelle de l’administration, mais remet également en cause des décennies de doctrine américaine sur le libre accès aux eaux internationales. Les alliés du Golfe, qui avaient signé des déclarations communes avec Washington pour garantir cette liberté, se retrouvent désormais face à une réalité où le contrôle du détroit devient un enjeu monétaire.
Escalade militaire : l’usage inédit des drones de surface
Sur le terrain, la situation a basculé dans une phase de confrontation ouverte. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé l’utilisation, pour la première fois, de drones de surface « Corsair » lors d’opérations contre des installations navales iraniennes situées près du port de Bandar Abbas. Ces appareils ont été utilisés pour cibler des infrastructures de maintenance de sous-marins et de navires iraniens.

Cette offensive s’inscrit dans un cycle de violence soutenu. Au cours de la semaine écoulée, cinq vagues de frappes ont été enregistrées. En retour, l’Iran, via ses forces et ses alliés régionaux, a intensifié ses représailles :
- Des attaques visant des installations militaires américaines au Koweït et en Jordanie, ainsi que la base navale de la Cinquième flotte à Bahreïn.
- Le ciblage de pétroliers dans les eaux d’Oman, entraînant des pertes humaines — un mort et huit blessés parmi les équipages, selon le quotidien Hankyoreh.
- La rupture du cessez-le-feu par les rebelles Houthis au Yémen, qui ont repris leurs frappes contre des infrastructures saoudiennes en réaction à des bombardements sur l’aéroport de Sanaa.
L’effondrement du protocole de cessez-le-feu de juin
Le protocole d’accord (MOU) conclu le mois dernier, initialement salué comme une avancée historique, est désormais considéré comme caduc. Donald Trump a minimisé la portée de cet accord, le qualifiant de simple test
pour évaluer les intentions iraniennes. Le média CBS rapporte que le président a officiellement notifié le Congrès le 10 juillet de la reprise des hostilités, une démarche conforme à la loi sur les pouvoirs de guerre (War Powers Resolution) de 1973, qui oblige le chef de l’exécutif à informer les élus dans les 48 heures suivant le début d’une action militaire.

For more on this story, see Accord États-Unis-Iran : fin des tensions militaires, détroit d’Ormuz rouvre sans frais.
L’incertitude plane désormais sur la suite des opérations. Si le président a évoqué la possibilité de frapper des sites nucléaires souterrains, notamment dans la montagne de Pickaxe, il a parallèlement maintenu, lors d’un entretien radio, qu’un accord restait possible. Les marchés financiers ont réagi violemment à ces développements, le cours du pétrole grimpant de manière significative et le Nasdaq enregistrant une baisse de 1,6 %, selon les informations diffusées par la chaîne SBS.
Perspectives et enjeux financiers pour les pays importateurs
Find more reporting in our Nouvelles section.
À lire aussi
