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Nipah et Mpox : L’Asie face à de Nouvelles Menaces Sanitaires en 2026

Alerte sanitaire en Asie : le virus Nipah et une nouvelle souche de variole du singe inquiètent

Bangkok, Thaïlande – L’Asie est confrontée à une montée en puissance des préoccupations sanitaires en ce début d’année 2026, avec l’émergence de cas de Nipah, un virus mortel, et la détection d’une nouvelle souche recombinée de variole du singe (mpox). Ces événements ravivent les souvenirs des confinements liés à la pandémie de Covid-19 et mettent en évidence la nécessité d’une vigilance accrue et d’une meilleure coordination régionale en matière de santé publique.

Le virus Nipah, dont le taux de mortalité se situe entre 40 et 75 % selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a été identifié en janvier dans l’État du Bengale occidental en Inde. Deux infirmières ont été touchées, dont une est décédée. Ce virus zoonotique, transmis par les chauves-souris frugivores et par contact direct avec des animaux infectés ou des personnes porteuses du virus, est particulièrement dangereux en raison de son absence de traitement ou de vaccin approuvé.

L’apparition de ces cas a immédiatement déclenché des contrôles sanitaires dans les aéroports à travers l’Asie, témoignant de la crainte d’une propagation rapide.

Parallèlement, l’OMS a signalé le 13 janvier la découverte en Inde d’un cas de mpox causé par une souche recombinée, combinant du matériel génétique de deux variantes distinctes du virus. Bien qu’il n’y ait pour l’instant aucune preuve que cette nouvelle souche soit plus contagieuse, elle souligne l’importance d’une surveillance accrue des maladies infectieuses dans la région.

Ces deux événements combinés constituent un « appel à l’ordre » pour l’Asie, selon les experts. Ils insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance des maladies, même en l’absence d’épidémie, et d’investir dans une réponse coordonnée aux crises sanitaires, un objectif déjà inscrit à l’agenda de la région Asie du Sud-Est de l’OMS depuis l’année dernière. Un simple relâchement pourrait, selon eux, précipiter la région vers une nouvelle crise de santé publique.

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