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Burnham laisse un déficit de 4,7 milliards pour le plan de défense de Starmer

Modernisation des forces armées britanniques
Le Premier ministre Keir Starmer a dévoilé mardi un plan d’investissement dans la défense de 298 milliards de livres sterling sur quatre ans, mais des lacunes de financement laissent un déficit de 4,7 milliards de livres sterling que devra combler son successeur, Andy Burnham, lors du prochain budget d’automne.

Modernisation des forces armées britanniques

Modernisation des forces armées britanniques

Le gouvernement a annoncé un investissement massif de 298 milliards de livres sterling sur les quatre prochaines années pour moderniser les forces armées britanniques. Ce plan, baptisé « Defence Investment Plan » (Dip), vise à augmenter les dépenses de défense de 2,6 % du PIB en 2027 à 2,7 % d’ici 2030. Selon le site officiel du gouvernement britannique, cette hausse des dépenses place le Royaume-Uni sur la voie de l’objectif de 3,5 % fixé par l’OTAN pour 2035.

Le Premier ministre Keir Starmer a souligné lors d’une conférence de presse que cet investissement est crucial pour la sécurité nationale. « Il concentre nos ressources directement sur l’état de préparation de nos forces armées, en inversant les coupes des dernières années, en donnant la priorité à la disponibilité de nos forces et de nos actifs, en reconstituant les stocks de munitions, en garantissant que nous sommes prêts à combattre et à défendre notre nation et mieux préparés à gagner », a déclaré Starmer, selon The Guardian.

Déficit budgétaire et héritage politique

Malgré l’ampleur de l’annonce, le financement reste une source de tension majeure. Le plan prévoit 15 milliards de livres sterling de nouvelles dépenses, mais le Trésor n’a identifié que 10,3 milliards de livres sterling pour les couvrir, comme le rapporte la BBC. Les 4,7 milliards de livres sterling restants devront être trouvés par Andy Burnham, le successeur probable de Starmer, dans son premier budget cet automne.

Cette situation a suscité des critiques virulentes. Un allié de Burnham a qualifié ce déficit de « pression budgétaire supplémentaire », tandis qu’une source proche du dossier a estimé qu’il s’agissait d’une « folie après toutes ces tractations de laisser un trou noir de 4,7 milliards de livres sterling pour que quelqu’un d’autre le règle ». Du côté de l’opposition, le plan a été décrit comme une « pilule empoisonnée à action retardée ».

Priorités technologiques et stratégiques

Le plan de défense se concentre sur plusieurs piliers technologiques et militaires. Les fonds seront alloués comme suit :

  • 47 milliards de livres sterling pour les sous-marins nucléaires, incluant le projet Dreadnought et le programme AUKUS.
  • 8,6 milliards de livres sterling pour le développement de l’avion de combat de nouvelle génération GCAP, en partenariat avec l’Italie et le Japon.
  • 5 milliards de livres sterling pour une transformation axée sur les drones.
  • 13 milliards de livres sterling pour une nouvelle ogive nucléaire et 1,7 milliard de livres sterling pour les combustibles nucléaires.

Pour financer ces ambitions, le ministère de la Défense prévoit 10,7 milliards de livres sterling d’« efficacités de défense » d’ici 2030, incluant une réduction de 10 % du personnel civil et une baisse des dépenses en consultants.

Défis de mise en œuvre et divisions internes

La publication de ce plan intervient dans un contexte de turbulences au sein du Parti travailliste. Le secrétaire à la Défense, Dan Jarvis, a dû faire face à des critiques internes, de nombreux députés travaillistes jugeant que les sommes proposées sont insuffisantes. La démission de John Healey, qui a protesté contre le niveau de financement initial, illustre les divisions persistantes sur la politique de défense.

Alors que le Premier ministre Starmer quittera ses fonctions le mois prochain, le poids de ces engagements pèsera lourdement sur l’administration entrante. La capacité d’Andy Burnham à concilier ces obligations militaires avec les autres priorités budgétaires du gouvernement constituera l’un des premiers tests majeurs de son mandat. « Mais il s’agit de faire les choix nécessaires, les bons choix pour protéger notre nation », a conclu Starmer.

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Priorités technologiques et stratégiques
Photo: BBC
Défis de mise en œuvre et divisions internes
Photo: GOV.UK

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