Fédérales : Arrestations continues suite à une manifestation anti-ICE dans une église du Minnesota
ST. PAUL, Minnesota – Les autorités américaines ont annoncé lundi l’arrestation de deux individus supplémentaires dans le cadre d’une enquête sur une manifestation anti-ICE qui a perturbé un service religieux dans une église du Minnesota le mois dernier. Ian Davis Austin et Jerome Deangelo Richardson sont les derniers à être inculpés, portant à neuf le nombre total de personnes accusées par le département de la Justice.
L’incident s’est produit le 18 janvier à Cities Church, à St. Paul. Selon les documents judiciaires, les manifestants ont occupé les allées et les rangées de chaises près de l’autel, perturbant le service et intimidant les fidèles et les pasteurs. Bien qu’aucune violence physique n’ait été signalée, les manifestants sont accusés de conspiration contre le droit à la liberté religieuse et de conspiration visant à entraver l’exercice de cette liberté.
La procureure générale américaine, Pam Bondi, a réagi à l’arrestation sur X (anciennement Twitter), déclarant : « Si vous semez le désordre dans un lieu de culte, nous vous retrouverons. »
[intégrer un tweet de Pam Bondi ici : https://x.com/AGPamBondi/status/2018326184468058566]
La manifestation était une réponse aux raids d’immigration en cours menés par les agents fédéraux dans la région de Minneapolis. Le mois dernier, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tous deux âgés de 37 ans, ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis, ce qui a alimenté la colère et les protestations.
Cities Church a été choisie comme lieu de manifestation en raison du rôle de son pasteur, David Eastwood, qui est également directeur de bureau par intérim du service des douanes et de l’immigration (ICE).
L’affaire a attiré l’attention nationale, l’ancien président Donald Trump qualifiant les manifestants d’« agitateurs et d’insurrectionnistes » dans une publication sur les réseaux sociaux.
[intégrer une image de Donald Trump ici : https://cdnph.upi.com/collection/ph/upi/16226/9f4c4b437c3367c19e4fd9d657454ae8/This-week-in-Washington_1_1.jpg]
L’arrestation de deux journalistes, Don Lemon et Georgia Fort, qui couvraient la manifestation jeudi, a également suscité des inquiétudes concernant la liberté de la presse. Ils ont depuis été libérés de garde à vue.
Ces arrestations interviennent dans un contexte de tensions croissantes concernant la politique d’immigration aux États-Unis. Selon les données du département de la Sécurité intérieure, les arrestations d’immigrants sans papiers ont augmenté de 25 % au cours des six derniers mois, ce qui a suscité des critiques de la part des défenseurs des droits de l’immigré.
L’affaire est suivie de près par les organisations de défense des libertés civiles, qui craignent que les accusations portées contre les manifestants ne constituent une violation de leurs droits à la liberté d’expression et de réunion. Le débat sur l’équilibre entre la sécurité nationale, la liberté religieuse et le droit de protester continue de s’intensifier aux États-Unis.
