Des astronomes de l’University of Warwick ont identifié WD J1330+6435, la toute première étoile de type naine blanche rapportée avoir une couleur verte, le 17 octobre 2026. Cette découverte rare bouscule les modèles stellaires établis en démontrant que ces vestiges d’étoiles peuvent arborer des teintes variées.
Découverte de l’étoile WD J1330+6435 par l’University of Warwick
Les astronomes de l’University of Warwick, en Angleterre, ont formellement identifié une naine blanche présentant une couleur verte distinctive, une première mondiale dans l’observation des astres de ce type. L’objet céleste, répertorié sous la désignation WD J1330+6435, élargit la palette chromatique traditionnellement associée aux naines blanches. Jusqu’à présent, ces cadavres stellaires denses étaient principalement réputés pour afficher des teintes blanches unies, mais les analyses confirment qu’ils peuvent également émettre de la lumière dans des nuances de rose, de cyan, de jaune, de violet et, désormais, de vert.
Dr. Mark Hollands, Warwick Prize Fellow dans le groupe d’astronomie et d’astrophysique de l’University of Warwick, a dirigé ces recherches. L’expert a souligné que la couleur de la grande majorité des étoiles, y compris les naines blanches, découle en premier lieu de leur température de surface.

Composition de l’atmosphère et température de WD J1330+6435
L’apparence inhabituelle de l’astre a mobilisé une équipe de chercheurs pour évaluer ses caractéristiques physiques. Les calculs menés par les scientifiques indiquent que la température de l’étoile atteint environ 4 000 degrés Celsius. Au-delà de cette température de surface, c’est la composition chimique de son enveloppe gazeuse qui dicte son apparence visuelle.
L’atmosphère de la naine blanche se révèle particulièrement enrichie en éléments lourds, notamment le calcium, le litium et le natrium. Ce mélange chimique précis est à l’origine de cette lueur vert jaunâtre, ou vert jaunâtre pâle, que les spécialistes désignent sous le terme de chartreuse. Les astronomes soupçonnent plus particulièrement la présence de natrium d’agir comme le principal catalyseur de cette teinte chromatique singulière au cœur de l’étoile.
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