L’Université du Sud du Danemark valide un essai contesté en Guinée-Bissau

No child enrolled in the study will receive fewer vaccines than under current national policy in Guinea-Bissau, assurent les chercheurs du Bandim Health Project au sujet d’une étude controversée de vaccination contre l’hépatite B en Guinée-Bissau qui vient d’obtenir l’aval d’une université danoise.

L’Université du Sud du Danemark valide le projet

L’Université du Sud du Danemark a confirmé avoir donné son accord pour relancer un essai clinique contesté en Guinée-Bissau.

Le projet de recherche est doté d’un financement de 1,6 million de dollars provenant des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC).

Il prévoit d’administrer le vaccin contre l’hépatite B à seulement la moitié des nouveau-nés inscrits, tandis que l’autre moitié recevra l’injection à l’âge de six semaines conformément aux pratiques locales actuelles.

L'Université du Sud du Danemark valide un essai contesté en Guinée-Bissau
Photo : yahoo.com

L’annonce de cette étude, initialement révélée par CIDRAP News, avait déclenché un tollé général parmi les organisations de santé et les responsables politiques qui en avaient dénoncé la conception éthique. Cette levée de boucliers avait conduit les autorités bissau-guinéennes et l’université danoise à suspendre l’essai pendant plusieurs mois.

L’avis du Bandim Health Project sur le protocole

Toutefois, l’autorisation gouvernementale finale n’a pas encore été accordée en Guinée-Bissau, et l’étude ne pourra pas débuter tant que l’autorisation nationale nécessaire n’aura pas été obtenue.

De leur côté, les chercheurs danois du Bandim Health Project, dirigés par Peter Aaby et Christine Stabell Benn, ont défendu le choix méthodologique d’observer les différences de santé entre les deux cohortes d’enfants.

Dans un communiqué publié sur leur site web, ils ont affirmé : No child enrolled in the study will receive fewer vaccines than under current national policy in Guinea-Bissau, rappelant que le pays ne vaccine pas systématiquement les nouveau-nés à la naissance, une mesure que l’État prévoit toutefois d’instaurer en 2028.

Les réactions et les modélisations épidémiologiques

Le projet s’inscrit dans un cadre de tensions plus larges concernant les politiques d’immunisation. Les critiques ont notamment pointé le soutien apporté par des sources américaines, tandis que l’organisation non gouvernementale Stand Up for Science a qualifié le projet de violation des droits humains.

Sa fondatrice et directrice générale, Colette Delawalla, a déclaré qu’elle explorait toutes les voies possibles pour bloquer la mise en œuvre de l’essai.

Près d’une personne sur cinq est infectée par l’hépatite B en Guinée-Bissau, un virus qui entraîne des complications mortelles chez 15 % à 25 % des porteurs chroniques par le développement de cancers ou d’insuffisances hépatiques.

Des recherches ont été publiées dans les Annals of Internal Medicine et relayées par des chercheurs comme le docteur Amir Mohareb.

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