Lorenzo Mendoza déclare que le Venezuela sort de la survie économique

Le président exécutif d’Empresas Polar, Lorenzo Mendoza, a déclaré le 27 octobre 2026 que le Venezuela commence à sortir d’une longue période de survie économique pour entamer une phase de reconstruction nécessitant des alliances multisectorielles, tout en rappelant les expropriations subies par le secteur privé.

Lorenzo Mendoza et la fin de la période de survie au Venezuela

Dans les couloirs corporatifs de Los Cortijos de Lourdes, une réalité s’impose en cette fin d’année 2026 : la phase de pure survie économique est derrière le pays. À la tête d’Empresas Polar, le plus grand conglomérat industriel privé d’alimentation et de boissons du pays, Lorenzo Alejandro Mendoza Giménez dresse ce constat après plus de trente ans passés aux commandes de l’entreprise familiale.

Âgé de soixante et un ans, le dirigeant a traversé l’expansion des années quatre-vingt-dix ainsi que la plus longue période de contraction économique et de contrôles réglementaires de l’histoire vénézuélienne. Lors de la formalisation de la Cátedra Interuniversitaria du Centro de Atención Nutricional Infantil de Antímano (CANIA), l’industriel a résumé le nouveau moment national avec une phrase claire : La survie semble appartenir au passé, nous sommes déjà en train d’en sortir.

Le souvenir des expropriations et la défense du Centre de Nutrition d’Antímano

Ce nouveau discours public intervient alors que le débat sur la propriété privée resurgit au Venezuela, dans un climat marqué par la capture de Nicolás Maduro par des forces américaines en janvier 2026 et les rapprochements diplomatiques entre Washington et le gouvernement de Delcy Rodríguez. Pour l’entreprise, les décennies précédentes ont été synonymes d’affrontements avec le pouvoir politique.

Durant son allocution, le président de Polar a évoqué les vagues de nationalisations et de confiscations qui ont touché l’appareil productif sous les gouvernements de Hugo Chávez et Nicolás Maduro. Il a rappelé les pressions exercées contre l’industrie privée en affirmant : Nos quisieron desaparecer.

Lorenzo Mendoza a déclaré selon Alnavío que nous avons été expropriés, nous avons mené un combat pour pouvoir, disons-nous, défendre une institution qui se consacrait à la malnutrition.

Cette bataille juridique et institutionnelle a permis de préserver le CANIA, un centre technique et social fondé pour lutter contre la malnutrition infantile dans la paroisse d’Antímano à Caracas, qui avait également fait l’objet de mesures d’intervention étatique.

Un contratista realiza tareas de mantenimiento frente a un empleado que carga pellets de harina de maíz en un camión, en el
Photo : Bloomberg Línea

Les alliances universitaires et le Programme 1.000 Empresas

Pour faire face aux défis de la reconstruction, le principal groupe industriel privé mise sur la coopération interinstitutionnelle. La création de la Cátedra Interuniversitaria formalise un pont de recherche et de formation entre le CANIA et la Universidad Central de Venezuela (UCV), la Universidad Católica Andrés Bello (UCAB) et la Universidad Metropolitana (Unimet).

Selon les analyses du secteur, cette synergie académique s’accompagne d’initiatives économiques concrètes à l’échelle industrielle. Le groupe a ainsi activé le Programa 1.000 Empresas, une feuille de route fixée à l’horizon du centenaire de la corporation en 2041. Ce plan vise à ouvrir les systèmes de gestion, la formation technique et le capital de l’entreprise à des centaines de petites et moyennes entreprises fournisseurs, longtemps affaiblies par l’hyperinflation et la sécheresse du crédit.

Perspectives politiques et rôle économique de Polar

Bien que la silhouette de Lorenzo Mendoza ait régulièrement alimenté les spéculations politiques lors des cycles électoraux, les médias de vérification ont rappelé à plusieurs reprises — notamment en 2023 — que le chef d’entreprise n’a jamais officialisé de candidature présidentielle ni fondé de trajectoire partisane.

Fondée en 1941 par son grand-père Lorenzo Mendoza Fleury aux côtés d’ouvriers et d’un maître brasseur tchèque, la multinationale maintient une présence internationale dans plus de quatre-vingt-dix pays tout en préservant son ancrage local. Face au nouveau paysage macroéconomique, l’industriel insiste sur une certitude opérationnelle : Ce n’est possible qu’à travers des alliances.

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