Liban : le ministère de l’Éducation garantit des solutions avant d’évacuer les écoles

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur au Liban a rappelé que l’accueil des personnes déplacées constitue une responsabilité nationale partagée, tout en confirmant que l’évacuation des écoles publiques occupées comme centres d’hébergement ne se fera qu’après la mise en place de structures alternatives adaptées pour les familles.

Alors que l’année scolaire a débuté le 15 septembre dans la majorité des régions libanaises, des conditions exceptionnelles ont empêché le lancement des cours en présentiel dans certains secteurs. Cette situation découle de l’utilisation continue de plusieurs établissements scolaires officiels comme centres d’accueil pour les familles déplacées, selon un communiqué publié par le bureau de presse du ministère.

Aménagement de structures alternatives et soutien logistique

Ces efforts conjoints visent à identifier et aménager des centres alternatifs afin d’offrir des conditions d’accueil convenables aux habitants déplacés, tout en permettant la réouverture progressive des écoles aux élèves de la région et aux enfants déplacés. Dans le cadre de cette stratégie, le ministère a mis certains de ses propres bâtiments éducatifs à la disposition de la commission des urgences.

Une réponse coordonnée face à la crise

Le ministère a souligné que la réponse aux besoins d’hébergement ne relève pas de sa seule compétence, mais d’une tâche collective pilotée par la salle des opérations centrale de gestion des crises, aux côtés des ministères, des administrations et des autorités locales. Depuis le début des conflits, l’institution a converti de nombreux établissements en structures d’aide humanitaire.

Plus de 70 établissements officiels mobilisés

À ce jour, plus de 70 institutions d’enseignement officiel continuent d’accueillir des personnes déplacées. Pour rationaliser cette présence, un plan de regroupement des centres d’hébergement a été élaboré en coopération avec les ministères des Affaires sociales et de l’Intérieur, ainsi que d’autres instances concernées, afin d’améliorer la qualité des services aux déplacés tout en restituant progressivement les écoles à leur mission pédagogique fondamentale.

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