Cette décision intervient alors qu’une cimeire à Madrid rassemble des dirigeants internationaux pour exiger la fin des hostilités à Gaza et réaffirmer la solution à deux États.
Les sanctions britanniques menacent les colonies en Cisjordanie
Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé la préparation de mesures concrètes pour répondre aux violences des colons israéliens en Cisjordanie occupée. Ed Miliband, ministre des Affaires étrangères, a qualifié les actions récentes contre la population palestinienne d’actes de terrorisme des colonos absolument aterradores et à l’expulsion de palestiniens de leurs casas lors de son premier discours au Parlement.
La tension s’est particulièrement accrue en août dernier lorsque le gouvernement britannique a exigé la suspension du vaste projet d’urbanisation E1. Ce projet vise à construire plus d’un millier de logements, une initiative susceptible de scinder le territoire palestinien en deux. Ce projet franchit une ligne rouge et ce gouvernement n’assistera pas passivement à la destruction de la solution à deux États, a averti le chef de la diplomatie britannique.
La riposte d’Israël et la pression diplomatique européenne
Face à ces annonces de sanctions, les autorités israéliennes n’ont pas tardé à réagir. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a prévenu lors d’un entretien avec le portail d’information Ynet que toute sanction économique ou politique de Londres entraînerait une réplique directe. Si le Royaume-Uni agit contre l’État d’Israël, l’État d’Israël agira contre le Royaume-Uni, a-t-il déclaré, affirmant posséder les moyens nécessaires pour faire peser cette riposte.
Pendant ce temps, la scène diplomatique européenne s’active pour intensifier la pression sur Israël. Lors d’une réunion du Groupe de Madrid réunissant une vingtaine de pays européens et arabes, le Premier ministre palestinien Mohamed Mustafa a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour stopper la crise humanitaire. L’actualité de cette réunion et l’évaluation du bilan des hostilités ont été détaillées par le journal Diario de Notícias en couvrant la visite officielle et la situation des civils.
Le bilan humanitaire et l’urgence à Gaza
La situation humanitaire dans l’enclave palestinienne continue de se détériorer de manière critique. Mohamed Mustafa a rappelé que Gaza a été officiellement déclarée zone de famine, accusant l’exécutif israélien de mener des actions délibérées d’asphyxie logistique et de destructions massives. Les chiffres communiqués par le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, et jugés fiables par l’Organisation des Nations Unies, font état d’au moins 53.939 morts et 122.797 blessés depuis le déclenchement des hostilités le 7 octobre 2023.

Du côté israélien, l’attaque menée par les commandos du Hamas a coûté la vie à 1.218 personnes, en grande majorité des civils. Sur les 251 personnes prises en otage au cours de cette même journée, 57 se trouvent toujours à Gaza, dont au moins 34 sont décédées selon les estimations des autorités officielles.
Perspectives pour la conférence de New York
Les dirigeants palestiniens comptent désormais sur les prochaines échéances internationales pour pérenniser l’appui diplomatique. La conférence de haut niveau de l’ONU sur la solution à deux États, programmée pour le 17 juin à New York, devrait réunir plus de cent pays. Les autorités espèrent que cette plateforme constituera un levier stratégique pour relancer un processus de paix durable, un an après le choix de l’Espagne de reconnaître officiellement l’État de Palestine.
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