Lewis Hamilton s’est classé sixième du Grand Prix d’Azerbaïdjan de Formule 1 2026 à Bakou, après des difficultés persistantes avec les pneumatiques Pirelli et un déficit de vitesse de pointe face à Mercedes. Le pilote Ferrari a exprimé sa frustration quant à la gestion des qualifications par son équipe.
Le week-end de Lewis Hamilton sur le circuit urbain de Bakou a été marqué par une lutte constante pour amener les pneumatiques dans leur fenêtre de fonctionnement idéale. Le septuple champion du monde a terminé la course à la sixième place, incapable de rivaliser sur les longues lignes droites du tracé azéri.
Les difficultés de mise en température des pneumatiques à Bakou
Dès les essais libres, la SF-26 a montré des limites d’exploitation des gommes. Si la première séance du jeudi s’était avérée encourageante avec une troisième place provisoire, la suite a révélé un décalage net face à la concurrence. Hamilton a souligné que les autres équipes avaient progressé entre les séances, tandis que son propre rythme restait prisonnier d’une fenêtre thermique trop étroite.
Pour moi, tout le week-end, cela a consisté à allumer les pneus. Tout le week-end, je ne pense pas avoir vraiment réussi à les faire fonctionner. Et je n’arrive pas tout à fait à saisir pourquoi c’est le cas avec notre voiture.
Malgré des modifications de réglages qui ont amélioré brièvement le comportement de la monoplace lors de la troisième séance d’essais libres, le problème a ressurgi en qualifications et s’est prolongé en course, notamment lors du relais avec les pneus mediums.
La frustration de Hamilton en qualifications et le choix de stratégie de Ferrari
La séance de qualifications a cristallisé le mécontentement du pilote britannique. Hamilton a critiqué un changement de plan de dernière minute en Q3, l’équipe ayant opté pour une unique tentative tardive sans aspiration (tow
) par rapport à ses rivaux.

Alors que son coéquipier Charles Leclerc a bénéficié de son aspiration pour décrocher une place sur la première ligne — se classant deuxième derrière le poleman George Russell —, Hamilton s’est élancé seul et a commis une légère touchette contre le mur lors de sa première tentative. Submergé par l’agacement face aux informations de son stand quant au trafic, il a lâché à la radio qu’il irait regarder la télévision, après avoir interrogé à plusieurs reprises son ingénieur sur la présence de rivaux à proximité.
Oublie ça, je vais regarder la télé.
Un déficit de puissance et une position délicate pour la Scuderia
En course, le déficit de vitesse de pointe de la Scuderia Ferrari face aux blocs propulseurs Mercedes a dicté le scénario du Grand Prix.

Interrogé par Sky Sports sur l’avenir de Fred Vasseur à la tête de l’équipe après cinq courses consécutives sans podium, Hamilton a répondu par un Yes
sans équivoque. Face aux spéculations sur un recul de l’écurie au quatrième rang de la hiérarchie, Hamilton a rejeté cette lecture.
Quelle est l’importance de cela ? Pourquoi serais-je d’accord avec ça ? Je ne sais pas où nous en sommes. Troisième ou deuxième ? Je ne sais pas. Nous ne sommes évidemment pas les deuxièmes plus rapides en ce moment, mais nous sommes devant les McLaren aujourd’hui, alors peut-être que nous sommes troisièmes.
De son côté, le directeur de l’équipe Frederic Vasseur a salué la performance de Charles Leclerc tout en reconnaissant les complexités rencontrées sur la monoplace de Hamilton, soulignant que la faible dégradation des gommes prévoyait une importance capitale pour la position en piste sur ce tracé urbain.