Home NouvellesLes groupes numériques demandent un vote avec une sanction lors des élections de 2026 au Pérou | HNEWS | Politique

Les groupes numériques demandent un vote avec une sanction lors des élections de 2026 au Pérou | HNEWS | Politique

Pérou : Des Collectifs Numériques Appellent à un Vote Sanction contre les Partis Politiques

Lima, Pérou – une vague de collectifs numériques péruviens lance une campagne inédite en vue des prochaines élections, appelant les citoyens à utiliser leur vote comme une forme de sanction contre les partis politiques jugés responsables de menaces à la démocratie et aux libertés individuelles. L’initiative, baptisée #postesno (“pas de postes”), vise à mobiliser l’électorat pour rejeter les formations politiques considérées comme ayant compromis l’état de droit.L’impulsion initiale de ce mouvement provient d’une chronique publiée le 3 mars 2024 par l’avocate et journaliste Rosa María Palacios dans le quotidien La República, intitulée “#porastosno”.Palacios y dénonce une “croisade parlementaire pour l’impunité” visant à détenir des juges et des procureurs au Tribunal Constitutionnel (TC). Elle souligne que l’alternance du pouvoir est un pilier de la démocratie, mais que le peuple a le devoir de “répudier” les partis qui mettent en péril les institutions.

Plusieurs groupes numériques, dont la salle du péché, Digital Wild, Memorex, Little Vice, Keiko ne va pas et Fujimorismo jamais encore, se sont joints à l’appel, amplifiant le message sur les réseaux sociaux et en organisant des actions de sensibilisation. Ils dénoncent notamment le soutien de certains partis à la loi Tudela, perçue comme une menace pour les jeunes communicateurs audiovisuels.

Le député Calero a exprimé son indignation face à l’idée que des jeunes cinéastes ou étudiants en audiovisuel puissent voter pour des partis qu’il accuse d’avoir promu cette loi. Il cite en particulier le parti Avanza País, le Renouveau Populaire, les mouvements fujimoristes et le parti Acuña, les qualifiant de choix “inadmissibles”. Il critique également vivement López Aliaga, le qualifiant d’un des pires représentants de la politique locale.

Les organisateurs de la campagne #postesno affirment qu’ils poursuivront leurs efforts jusqu’aux élections d’avril 2026, déterminés à faire entendre la voix des citoyens préoccupés par l’avenir de la démocratie péruvienne. Ils exhortent les électeurs à considérer leur vote non pas comme un simple choix politique, mais comme un moyen de responsabiliser les partis et de défendre les valeurs démocratiques.Contexte et enjeux politiques au Pérou :

Le Pérou a connu une période d’instabilité politique ces dernières années, marquée par des crises institutionnelles, des changements de présidents et des accusations de corruption. La polarisation politique est forte, et la confiance dans les institutions est en baisse. La campagne #postesno s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant de la population face à la classe politique et de recherche de nouvelles formes d’engagement civique.L’histoire politique récente du pays, marquée par le fujimorisme et ses conséquences, continue d’influencer le débat public et les choix électoraux. La question de l’indépendance de la justice et de la protection des libertés d’expression sont au cœur des préoccupations de la société civile péruvienne.

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