Home NouvellesAryan Ansari traumatisé après le crash d’Ahmedabad

Aryan Ansari traumatisé après le crash d’Ahmedabad

Le témoignage visuel d'un témoin devenu symbole

Le 12 juin 2025, le crash du vol AI-171 à Ahmedabad, en Inde, a causé la mort de 260 personnes, dont 241 passagers. Un an après cette tragédie, Aryan Ansari, un adolescent témoin direct qui avait filmé l’impact, témoigne du traumatisme persistant qui marque désormais son quotidien et celui des familles des victimes.

Le témoignage visuel d’un témoin devenu symbole

Aryan Ansari, alors âgé de 17 ans, se trouvait sur le toit de la maison familiale dans le quartier de Meghaninagar lorsque le vol AI-171 a chuté, seulement 32 secondes après son décollage. Sa vidéo, capturée par hasard sur son téléphone portable, est devenue une preuve cruciale pour les autorités, comme le rapporte BBC Gujarati. Aujourd’hui âgé de 18 ans, le jeune homme vit dans le village de Khanpur, dans le district d’Aravalli, mais l’événement continue de hanter ses souvenirs.

Le témoignage visuel d'un témoin devenu symbole
Photo: BBC

« Quand nous étions sur le toit, l’avion passait à proximité. Je filmais et soudain, il y a eu une explosion. C’était la panique totale », a confié Aryan Ansari, selon Divya Bhaskar. Ce traumatisme a radicalement modifié son comportement : il évite désormais de filmer le ciel et refuse catégoriquement de monter à bord d’un avion. « Je ne prendrai jamais l’avion à l’avenir », a-t-il affirmé.

Un bilan humain dévastateur et des souvenirs figés

La catastrophe du 12 juin 2025 demeure l’une des plus meurtrières de l’histoire aéronautique indienne. Selon ETV Bharat, le bilan officiel s’établit à 260 décès : 241 passagers et 19 personnes au sol, l’appareil s’étant écrasé sur un bâtiment de l’auberge du BJ Medical College.

Un bilan humain dévastateur et des souvenirs figés
Photo: ETV Bharat

L’emplacement du crash, au cœur d’une zone densément peuplée d’Ahmedabad, a immédiatement compliqué les opérations de secours. La proximité immédiate de l’auberge du BJ Medical College a transformé un accident aérien en une tragédie urbaine touchant à la fois les voyageurs en transit et les résidents locaux. L’impact initial a provoqué un incendie majeur, mobilisant les services d’urgence de la ville dans une course contre la montre pour extraire les victimes des décombres fumants.

Aryan Ansari Friend : Air India Plane Crash | ఆర్యన్ ను పోలీస్లు తీసుకుపోతే.. | Gujarat Plane Crash

Pour les familles, le deuil est omniprésent, un an après les faits. Le cas de Bhavik Maheshwari, 25 ans, illustre cette douleur. Ayant contracté un mariage civil le 10 juin 2025, deux jours avant le crash, il projetait de rejoindre Londres pour y construire sa vie. Ses parents conservent ses effets personnels — passeport, carte de crédit, carte d’embarquement — comme autant de reliques d’un avenir brisé. « Tout s’est effondré en un instant. Nos rêves ont été brisés », ont déclaré ses parents, cités par BBC Gujarati.

Persistance de la peur chez les survivants et proches

Le sentiment d’insécurité ne se limite pas au témoin principal. Neelam Ansari, la sœur d’Aryan, qui était présente lors de la tragédie, exprime une angoisse similaire. Elle souligne que la famille évite désormais de se rendre sur les lieux du crash, le simple souvenir de la scène provoquant une détresse psychologique profonde.

Persistance de la peur chez les survivants et proches
Photo: Divya Bhaskar

« Un an s’est écoulé depuis cet événement, et je prie pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus jamais. » Aryan Ansari, témoin de la catastrophe, via Divya Bhaskar.

Dans le processus d’enquête aéronautique standard, de tels événements déclenchent systématiquement l’examen minutieux des enregistreurs de vol et des données de maintenance. Les autorités locales et les organismes de régulation aérienne ont, dans les jours suivant le crash, mené des interrogatoires approfondis auprès de nombreux témoins oculaires. La saisie des appareils mobiles, comme celui d’Aryan Ansari, s’inscrivait dans cette procédure rigoureuse visant à reconstituer les dernières secondes de vol avec une précision absolue. Pour les témoins, cette implication directe dans l’enquête judiciaire a parfois prolongé le choc initial, transformant leur expérience personnelle en une contribution formelle aux archives de l’État.

Le premier anniversaire de la tragédie a été marqué par un recueillement silencieux au sein de la communauté d’Ahmedabad. Au-delà du vide laissé par les disparus, la ville continue de faire face aux séquelles psychologiques d’une journée où le ciel s’est transformé en tragédie. Les structures d’accompagnement psychologique, souvent sollicitées après de tels événements, ont dû faire face à la détresse durable des témoins directs, dont la vie a été irrémédiablement associée à l’image du vol AI-171. Alors que l’enquête officielle se poursuit sur les causes techniques exactes, les familles des victimes attendent des réponses, cherchant dans les rapports d’expertise une forme de clôture face à une perte qui, pour beaucoup, demeure encore aujourd’hui difficile à appréhender.

Find more reporting in our Nouvelles section.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.