Les contrats à terme sur les actions américaines ont reculé lundi, pénalisés par la persistance de rendements élevés sur les bons du Trésor à dix ans. Les investisseurs retiennent leur souffle avant la publication des procès-verbaux de la Réserve fédérale et scrutent les marchés mondiaux.
La semaine boursière a débuté dans la prudence à Wall Street. Les contrats à terme sur les principaux indices ont tous cédé du terrain au cours de la matinée, pris en étau entre des taux obligataires robustes et l’attente de nouveaux indicateurs macroéconomiques cruciaux. Le contrat à terme sur l’indice Dow Jones Industrial Average a chuté de 108 points, soit 0,2 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont enregistré des baisses similaires, selon les données de marché publiées lundi.
Les rendements du Trésor américain pèsent sur les valorisations
Le moteur principal de cette hésitation des marchés réside dans le marché obligataire. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé de 1 point de base lundi, prolongeant une tendance qui dure depuis plusieurs semaines. Les rendements à 10 et 30 ans se maintiennent à des sommets pluriannuels, atteignant même des niveaux inédits depuis plus de deux décennies, sur fond d’inquiétudes persistantes concernant les émissions massives de dette et les coûts de l’énergie.
Cette hausse continue des coûts d’emprunt exerce une pression directe sur les valorisations boursières. Les valeurs technologiques, qui ont récemment porté les indices à des niveaux records, ont marqué une pause salutaire. La séance avant l’ouverture a ainsi vu Intel reculer de plus de 4 %, tandis que Micron Technology baissait légèrement de 0,3 %. À l’inverse, Nvidia progressait de 0,5 %, après avoir atteint un niveau record vendredi.

Les contrats E-mini sur le S&P 500 perdaient 14,25 points, soit 0,18 %, à 06:20, heure de l’Est, tandis que les contrats E-mini sur le Dow Jones reculaient de 101 points, soit 0,2 %, selon fr.tradingeconomics.com.
Le calendrier monétaire et les anticipations de la Réserve fédérale
Les opérateurs de marché surveillent désormais de près les prochaines communications de la banque centrale américaine. La publication mercredi des minutes de la réunion de septembre de la Fed doit apporter un éclairage précieux sur les discussions internes.
Malgré la fermeté des rendements obligataires, les marchés digèrent également les données décevantes sur l’emploi de la semaine dernière, qui ont réduit les attentes d’une nouvelle hausse des taux ce mois-ci et ont offert un certain soulagement après une forte hausse des rendements obligataires.

La résilience des actions mondiales face aux tensions géopolitiques
Les contrats à terme sur le Brent progressaient légèrement, mais évoluaient autour du seuil psychologiquement important de 100 dollars le baril, les craintes concernant des perturbations des infrastructures pétrolières dans le Golfe, dans le contexte de la guerre en cours entre les États-Unis et Israël, persistant.
La spécialiste a ajouté que bien que l’incertitude reste élevée, nous nous trouvons toujours dans le camp de la ‘résilience’ pour l’instant
, soulignant la capacité d’absorption des marchés internationaux face aux chocs successifs. Cette déclaration a été rapportée par fr.tradingeconomics.com.
Les indicateurs économiques et les rendez-vous de la semaine
Le flux d’informations macroéconomiques ne faiblira pas au cours des prochains jours. L’accent de lundi est mis sur le rapport d’activité des services de l’Institute for Supply Management, suivi des minutes de la réunion de septembre de la Fed mercredi. Les investisseurs évalueront également la lecture préliminaire du sentiment des consommateurs d’octobre de l’Université du Michigan vendredi.
Les rendements à 10 ans et à 30 ans ont atteint des sommets pluriannuels ces dernières semaines alors que les traders ont pesé la possibilité que l’inflation puisse amener la Fed à maintenir les taux à des niveaux élevés. Cette analyse a été rapportée par fr.tradingeconomics.com.
Les investisseurs surveilleront notamment les prochaines données sur la confiance des consommateurs, l’emploi et l’inflation, ainsi que plusieurs interventions de membres de la Réserve fédérale, susceptibles d’apporter de nouveaux éléments sur la trajectoire des taux d’intérêt.
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