Le télescope spatial rts.ch, piloté par l’Agence spatiale européenne, a mis en évidence un objet exceptionnel au sein de notre propre galaxie. Baptisé rts.ch, ce trou noir possède une masse équivalente à 33 fois celle du Soleil. Il s’agit d’une découverte sans précédent pour la Voie lactée, selon une étude publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics Letters.
Découverte majeure d’un trou noir record dans la Voie lactée
Situé à 2 000 années-lumière de la Terre dans la constellation de l’Aigle, cet astre appartient à la famille des trous noirs stellaires. Ces derniers naissent de l’effondrement d’étoiles massives en fin de vie. Ils se distinguent par leur taille des trous noirs supermassifs logés au cœur des galaxies, à l’instar de Sagittarius A* au centre de notre galaxie, qui atteint environ 4 millions de masses solaires.
Une trouvaille fortuite lors de l’analyse des données de la sonde
La mise en lumière de cet astre s’est produite par hasard, ainsi que l’explique rts.ch, chercheur CNRS à l’Observatoire de Paris-PSL et principal auteur des travaux. Les scientifiques du consortium watson.ch, parmi lesquels figurent des chercheurs de l’Université de Genève, examinaient les derniers relevés de la sonde en préparation du catalogue prévu pour 2025.
Le système binaire a trahi sa présence par des mouvements anormaux. On voyait une étoile un peu plus petite que le Soleil – 75% de sa masse environ – et plus brillante, qui tournait autour d’un compagnon invisible
, détaille rts.ch, qui exerce également les fonctions de responsable-adjoint du traitement spectroscopique de rts.ch. Grâce à la précision du télescope spatial sur la position des étoiles, l’équipe a pu cartographier les orbites et quantifier la masse du compagnon invisible. Des observations complémentaires menées avec des télescopes au sol ont validé la nature de l’objet, dont la masse dépasse largement celle des trous noirs stellaires connus dans la galaxie, traditionnellement compris entre 10 et 20 masses solaires.
Implications pour l’évolution galactique et la formation stellaire
Qualifié de « dormant », rts.ch se trouve trop éloigné de son étoile compagne pour absorber sa matière, ce qui le prive de toute émission de rayons X et rend sa repérage extrêmement complexe. L’analyse de l’environnement apporte en outre des données précieuses sur les origines de la Voie lactée.
L’étoile associée au système se révèle très pauvre en éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium. Selon rts.ch, chercheur à l’UNIGE, la formation de trous noirs d’une masse égale ou supérieure à 30 fois celle du Soleil est un véritable défi pour les modèles d’évolution actuels
. Les scientifiques estiment que seules ces étoiles pauvres en métaux, très présentes au commencement de l’univers, possédaient la capacité de générer des trous noirs aussi massifs. Par ailleurs, ce couple stellaire présente une particularité cinématique : il évolue dans le disque galactique à contresens des autres étoiles, ce qui appuie l’hypothèse d’une formation initiale au sein d’une galaxie naine absorbée par la Voie lactée au début de son existence.
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