Le détaillant d’habillement et d’articles pour la maison Next a relevé ses prévisions de bénéfice pour la troisième fois de l’année après un deuxième trimestre supérieur aux attentes.
Le détaillant d’habillement et d’articles pour la maison a revu à la hausse ses perspectives financières à la suite d’une activité estivale vigoureuse.
Une hausse des ventes en plein essor au deuxième trimestre
Durant les treize semaines arrêtées au 1er août, les ventes à plein tarif de l’entreprise ont enregistré une augmentation de 9% en glissement annuel. Ce résultat dépasse largement les prévisions initiales du groupe, qui tablaient sur une progression de 4%.
Dans le détail, la performance globale s’est traduite par un chiffre d’affaires supérieur de 70 millions de livres aux indications précédentes, dont 19 millions de livres réalisés au Royaume-Uni et 51 millions de livres à l’international. Les ventes en ligne à l’étranger ont bondi de 36.9% sur la période, portant la croissance du premier semestre à 23.9%.
Un relèvement des objectifs financiers et des rachats d’actions
Cette révision représente une augmentation de 7.3% par rapport à l’exercice précédent. Cette revalorisation s’explique à hauteur de 15 millions de livres par les ventes à plein tarif supplémentaires, et de 10 millions de livres par de meilleurs rendements sur les investissements en actions.
Parallèlement à cette révision des profits, la société a accru son programme de rachat d’actions de 14 millions de livres, portant le total prévu à 524 millions de livres. Le cours de l’action a progressé de près de 7% pour s’établir juste au-dessus de 15 800 pence lors des premiers échanges boursiers, atteignant ainsi un nouveau sommet historique.
Le décryptage des analystes face aux incertitudes du secteur
Cette performance distingue le groupe dans un secteur de la distribution par ailleurs fragilisé par l’inflation et le climat géopolitique. Les analystes soulignent la stratégie rigoureuse de l’enseigne en matière de gestion des stocks et de ciblage des investissements marketing. Garry White, analyste financier chez Raymond James, a ainsi mis en avant la capacité du groupe à surperformer malgré la morosité de la consommation.
S’il y a bien une leçon que les investisseurs ont apprise de Next au fil des ans, c’est que la direction a l’habitude de promettre moins pour livrer davantage, ce qui fait que les relèvements de prévisions ressemblent moins à des surprises qu’à une caractéristique de la thèse d’investissement. Garry White, chief investment commentator chez Raymond James, via The Guardian

De leur côté, les analystes de Peel Hunt estiment que cette publication s’inscrit dans la continuité des performances passées, tout en notant que les comparaisons deviendront plus exigeantes à partir du mois d’août avec l’anniversaire du lancement de la distribution ZEOS. Pour le reste de l’exercice, la direction maintient son anticipation d’une croissance de 5% pour le second semestre, tout en prévoyant une modération de l’expansion internationale à 14%.
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