Une photo volée de baigneuses en burkini à Belle-Île, publiée sur Instagram avec un texte raciste, a déclenché une vive polémique en juillet 2026. Le maire de Saint-Nazaire a annoncé le dépôt d’une plainte contre Jean Messiha, tandis que des associations exigent des poursuites judiciaires fermes et la fermeture des comptes concernés.
Une publication polémique sur Instagram à l’origine du scandale
Entre le 7 et le 10 juillet 2026, un groupe d’adolescentes originaires de Saint-Nazaire a participé à un séjour en voilier organisé par deux maisons de quartier de la ville et l’association Tous en mer, selon le rapport de la presse locale. Au cours de cette excursion, le 8 juillet, les jeunes filles se sont baignées sur une plage de Belle-Île.
Elles ont été photographiées à leur insu par un photographe qui a zoomé spécifiquement sur celles qui portaient un burkini. Cette image a ensuite été partagée sur le réseau social Instagram par Jean Messiha, accompagnée d’un texte qualifié de raciste par plusieurs organisations.
La réponse judiciaire et l’engagement des associations
La publication a rapidement provoqué une vague de commentaires haineux et discriminatoires. Face à cette situation, la Fédération des maisons de quartier, Tous en mer, la Ligue des Droits de l’Homme et le Mrap sont montées au créneau pour rappeler que le racisme n’était pas une opinion mais un délit, exigeant le retrait immédiat de la publication ainsi qu’une réponse judiciaire ferme.

Les structures associatives dénoncent l’impunité dont bénéficient trop souvent les auteurs de tels contenus et les plateformes numériques malgré des signalements répétés. Dans un communiqué officiel, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a confirmé qu’une plainte serait déposée.
L’appel à la fermeture des comptes de Jean Messiha
La municipalité exige non seulement le retrait de la photo incriminée et des excuses publiques adressées aux personnes photographiées à leur insu et mises en cause, mais elle va plus loin. En raison de la répétition de tels agissements sur les réseaux sociaux, la ville demande la fermeture des comptes de l’intéressé.
Les autorités locales soulignent que ces campagnes de haine menacent gravement le vivre-ensemble et le bien-être des citoyens, marquant une nouvelle étape dans le bras de fer opposant les collectivités aux diffuseurs de contenus haineux en ligne.
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