Trois commissions de la Chambre des représentants américaine ont formellement demandé au directeur général de Nvidia, Jensen Huang, de participer le 18 novembre 2026 à une audition conjointe à huis clos concernant ses interactions avec une cadre liée au renseignement chinois, selon un communiqué de la House Foreign Affairs Committee.
Le renseignement chinois cible l’entourage de Jensen Huang
L’agence de renseignement de la Chine a recruté Alice Huang — une cadre de l’entreprise Megaspeed basée à Singapour et cliente de Nvidia — pour obtenir des informations sur les puces d’intelligence artificielle américaines, selon des informations rapportées par le New York Times. Le ministère de la Sécurité d’État a mené cette opération.
Les agences de renseignement américaines ont surveillé cette relation. Elles craignaient un espionnage visant à influencer l’entreprise pour qu’elle rende ses puces les plus avancées accessibles à la Chine.
Alice Huang est une citoyenne chinoise également connue sous le nom de Huang Le. Elle entretient des liens étroits avec le patron de Nvidia, selon les rapports de renseignement et les enquêtes de presse.
Le président Donald Trump a été informé l’année dernière de cette relation étroite. Il n’a toutefois pas pris de mesures immédiates.

Nvidia rejette les accusations et conteste les allégations de détournement
Un porte-parole de Nvidia a réagi dans une déclaration. Il l’a transmise à CNBC.
Il a affirmé que les discussions du directeur général avec les responsables de Megaspeed s’inscrivent dans le cadre normal des échanges avec des milliers de clients. Ces clients n’ont pas accès aux secrets industriels de l’entreprise ni à des informations sensibles de sécurité nationale.
L’entreprise a également rejeté les soupçons pesant sur le cloud régional concernant le contournement des contrôles à l’exportation des puces d’intelligence artificielle.
Les allégations de détournement visant ce cloud régional ont fait l’objet d’une enquête approfondie et ont été réfutées l’année dernière.
Porte-parole de Nvidia
Le constructeur a ajouté qu’il n’avait reçu aucun avertissement de la part du gouvernement américain concernant Alice Huang. Il a affirmé qu’en cas de menace réelle pour l’industrie américaine, Washington l’aurait prévenu.
L’entreprise a en outre affirmé que c’est plutôt le gouvernement de la République populaire de Chine qui a bloqué les puces américaines afin de protéger sa propre industrie. Cela a entraîné des pertes financières massives.
En revanche, le gouvernement de la RPC a bloqué les puces d’IA américaines, protégeant ainsi sa propre industrie et provoquant les plus importantes radiations d’actifs de l’histoire de la tech américaine.
Porte-parole de Nvidia
L’année dernière, Nvidia a inscrit des provisions de dépréciation d’environ 4,5 milliards de dollars sur ses puces d’intelligence artificielle adaptées au marché chinois.
Une convocation parlementaire en pleine période de publication financière
La demande d’audition émane des présidents républicains Brian Mast, de la commission des Affaires étrangères, John Moolenaar, de la commission spéciale sur la Chine, et Rick Crawford, de la commission du Renseignement.
Les élus ont fixé la date limite au 11 novembre pour que le dirigeant confirme sa présence à la session du 18 novembre.
Cette convocation intervient à un moment délicat pour le géant des semi-conducteurs. Son calendrier prévoit la publication de ses résultats financiers trimestriels le 17 novembre, soit la veille de la date proposée par le Congrès pour l’examen des mesures de sauvegarde contre l’espionnage étranger.
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