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Israéliens et frappe américaine en Iran : soutien majoritaire

Israéliens majoritairement favorables à une frappe américaine contre l’Iran, selon un sondage

Jérusalem – Alors que le président américain Donald Trump menace de lancer une attaque contre l’Iran si un accord nucléaire n’est pas conclu dans les 10 à 15 jours, une majorité d’Israéliens soutiennent une éventuelle frappe américaine contre la République islamique. Selon un sondage Channel 12 publié jeudi, 59 % des Israéliens se disent favorables à une participation à une telle opération militaire.

Le sondage révèle également que 29 % des répondants s’opposent à une participation israélienne, tandis que 12 % se déclarent indécis. Le soutien à une action conjointe avec les États-Unis est plus marqué parmi les électeurs de la coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu (74 %), mais reste significatif même parmi les partisans des partis d’opposition (58 %).

Ces résultats interviennent alors que les tensions régionales s’intensifient, notamment en raison du programme nucléaire iranien et des activités de groupes armés soutenus par Téhéran dans la région. L’administration Trump a adopté une ligne dure envers l’Iran, rétablissant des sanctions économiques et menaçant d’une action militaire si l’Iran ne revient pas à la table des négociations.

Une source anonyme citée par Axios mercredi a affirmé qu’une éventuelle frappe américaine contre l’Iran serait probablement une opération conjointe avec Israël, potentiellement plus vaste que la campagne de bombardements israélienne de 12 jours contre les sites nucléaires et militaires iraniens en juin dernier. Deux responsables israéliens ont également indiqué à Axios qu’Israël pousse à une opération visant à renverser le régime iranien.

L’inquiétude sécuritaire est un facteur déterminant pour les Israéliens, comme le souligne le sondage Channel 12. 40 % des répondants déclarent que la sécurité est l’enjeu décisif dans leur vote, un pourcentage plus élevé parmi les électeurs de la coalition (53 %).

Parallèlement, la situation politique intérieure israélienne reste instable. Les sondages, notamment ceux de Channel 12 et de Zman Yisrael, indiquent que ni la coalition de Netanyahu ni les partis d’opposition ne peuvent obtenir une majorité au Knesset sans le soutien d’un parti arabe. Cependant, les dirigeants des deux camps ont rejeté l’idée de s’appuyer sur un tel soutien.

Le sondage de Zman Yisrael explore différents scénarios électoraux, y compris des listes communes de partis. Dans un scénario où tous les partis se présentent individuellement, le parti islamiste Ra’am obtiendrait six sièges, tandis que l’alliance Hadash-Ta’al en remporterait cinq. Le parti nationaliste Balad ne franchirait pas le seuil électoral. Le Likud de Netanyahu resterait le plus grand parti avec 27 sièges, mais la coalition ne totaliserait que 52 sièges. Les partis d’opposition obtiendraient 53 sièges.

Dans un autre scénario, avec des listes communes, le soutien aux partis arabes augmenterait, mais aucun bloc ne parviendrait à obtenir une majorité.

Ces sondages soulignent la complexité de la situation politique israélienne et la difficulté de former un gouvernement stable. La menace d’une escalade militaire avec l’Iran ajoute une couche supplémentaire d’incertitude à un contexte déjà tendu.

[Image de Donald Trump visitant une usine d’acier en Géorgie, légende : Le président américain Donald Trump a averti l’Iran qu’il devait parvenir à un accord sur son programme nucléaire ou “de mauvaises choses” se produiraient. (SAUL LOEB / AFP)]

[Image de dirigeants de partis arabes signant un accord pour former une liste commune, légende : Les dirigeants des partis arabes célèbrent après avoir signé un accord pour travailler à la formation d’une liste commune à Sakhnin, le 22 janvier 2026. (Gracieuseté de Hadash-Ta’al)]

[Image de dirigeants de l’opposition israélienne lors d’une conférence de presse, légende : Les dirigeants de l’opposition israélienne lors d’une conférence de presse au Knesset à Jérusalem, le 6 novembre 2024. (Yonatan Sindel/Flash90)]

[Image de Benjamin Netanyahu lors d’une conférence, légende : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence des présidents des principales organisations juives américaines à Jérusalem, le 15 février 2026. (Chaim Goldberg/Flash90)]

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