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Gaza : Violations, famine et risque de nettoyage ethnique (Rapport OHCHR)

Gaza : Un rapport de l’ONU dénonce des crimes de guerre potentiels et un risque de nettoyage ethnique

Gaza/Ramallah – Un rapport accablant de l’Office des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR) publié ce jeudi dénonce des violations massives du droit international humanitaire à Gaza et en Cisjordanie occupée, pointant du doigt des crimes de guerre potentiels commis par les forces israéliennes et des actions de groupes armés palestiniens. Le rapport, qui couvre la période du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, alerte sur un risque croissant de nettoyage ethnique et de famine orchestrée.

Le document, basé sur des observations directes, des informations gouvernementales, des données d’autres agences de l’ONU et d’organisations non gouvernementales, décrit une situation humanitaire catastrophique à Gaza. Au moins 25 594 Palestiniens ont été tués et 68 837 blessés durant la période étudiée, des chiffres confirmés par l’OHCHR comme étant fiables, bien que le nombre réel de victimes soit probablement plus élevé en raison des personnes ensevelies sous les décombres. Depuis le début des hostilités le 7 octobre 2023, suite aux attaques du Hamas contre Israël, le bilan s’élève à plus de 68 800 morts et 170 664 blessés.

Famine et destruction systématique

Le rapport accuse le gouvernement israélien d’imposer des conditions de vie “de plus en plus incompatibles avec la survie continue” des Palestiniens à Gaza. Il dénonce la destruction systématique d’infrastructures civiles essentielles, notamment des hôpitaux et des écoles, ainsi que le blocage de l’acheminement de l’aide humanitaire, qui a conduit à la mort par famine d’au moins 463 Palestiniens, dont 157 enfants.

“La situation de famine et de malnutrition est le résultat direct des actions du gouvernement israélien”, affirme le rapport, qui qualifie l’utilisation de la famine comme méthode de guerre de crime de guerre, voire de crime contre l’humanité, et potentiellement de génocide si elle est commise avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

Le rapport souligne également des “attaques meurtrières” qui suscitent de graves préoccupations quant au ciblage intentionnel de civils et d’objets civils par les forces israéliennes, ainsi que le lancement d’attaques en sachant que les pertes humaines, les blessures ou les dommages seraient “clairement excessifs” par rapport à l’avantage militaire anticipé.

Cisjordanie : Oppression et violence

En Cisjordanie occupée, le rapport dénonce l’utilisation systématique et illégale de la force par les forces de sécurité israéliennes, incluant le déploiement de méthodes de guerre, des arrestations arbitraires, la torture et la destruction de biens. Ces actes sont décrits comme visant à “systématiquement discriminer, opprimer, contrôler et dominer le peuple palestinien”.

Le rapport note également des incidents préoccupants d’utilisation excessive ou disproportionnée de la force par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne lors d’opérations militaires.

Prise d’otages et atrocités

Le rapport condamne fermement la prise d’otages israéliens et étrangers par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, ainsi que le sort des corps des victimes décédées ou tuées en captivité. Des témoignages et des vidéos révèlent des actes de violence sexuelle, de torture et de mauvais traitements infligés aux otages, constituant des violations du droit international humanitaire et des crimes de guerre potentiels.

Impunité et appel à la justice

L’OHCHR dénonce un “climat d’impunité généralisé” pour les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises par les autorités israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, soulignant l’absence de mesures concrètes pour garantir la responsabilisation des auteurs.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré : “L’impunité n’est pas abstraite – elle tue. La responsabilisation est indispensable. C’est le préalable à une paix juste et durable en Palestine et en Israël.”

Le rapport recommande à tous les États de cesser la vente, le transfert et la diversion d’armes, de munitions et d’autres équipements militaires à Israël, facilitant ainsi les violations dans les territoires palestiniens occupés. Il insiste également sur la nécessité de garantir la participation des Palestiniens aux structures de gouvernance pour déterminer et façonner la reconstruction de Gaza, et souligne que la justice pour les victimes doit être au cœur de ce processus.

Ce rapport intervient alors que les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable à Gaza se poursuivent, mais sont entravés par le manque de progrès en matière de responsabilisation et de respect du droit international. La communauté internationale est confrontée à un défi majeur pour garantir la protection des civils et mettre fin à un cycle de violence et d’impunité.

[Intégration potentielle d’un tweet récent de l’ONU sur la situation à Gaza : Rechercher sur X (anciennement Twitter) le compte officiel de l’ONU (@UN) et intégrer un tweet pertinent.]

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