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Violences périscolaires à Paris : trois ans de prison requis contre ex-animateur

Des réquisitions de trois ans de prison face à un scandale croissant

Le parquet a requis, ce mardi 26 mai 2026, trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, contre David G., un ancien animateur de l’école maternelle Alphonse Baudin à Paris. L’homme est accusé d’agressions sexuelles sur neuf enfants entre la rentrée 2024 et avril 2025.

Des réquisitions de trois ans de prison face à un scandale croissant

Des réquisitions de trois ans de prison face à un scandale croissant
Des réquisitions de trois ans prison face
L’audience, qui s’est tenue ce mardi, a marqué le premier procès public du scandale des violences sexuelles dans le milieu périscolaire de la capitale. L’affluence a été telle que la juridiction a dû ouvrir en urgence une salle de retransmission pour accueillir le déferlement de journalistes, de membres du public et de parties civiles. Selon BFM, le parquet a demandé une peine de trois ans de prison, incluant une année ferme avec exécution provisoire sous bracelet électronique. Dans la salle, l’atmosphère était lourde. Un groupe d’une vingtaine de parents d’élèves, aux visages fermés, faisait bloc face à l’accusé. David G., 36 ans, est accusé d’avoir commis des agressions sexuelles sur des enfants de l’école Alphonse Baudin, située dans le XIe arrondissement, avant d’être suspendu par la Ville de Paris. Le dossier est complexe : si le parquet poursuit l’animateur pour cinq mineurs, les familles de quatre autres enfants l’ont assigné directement en justice.

La défense de David G. : entre déni et aveux de maladresse

Interrogé pendant une heure trente, le prévenu a rejeté avec force les accusations de gestes sexuels. TF1 Info rapporte que David G. a contesté toute intention criminelle, qualifiant ses actes de simples maladresses dues à un manque de formation. Pour justifier certains de ses comportements, il a évoqué l’usage de surnoms affectueux tels que mon amoureuse, ma chérie ou mon bébé.

“Faut être psychopathe pour faire ça.”
David G.

La défense de David G. : entre déni et aveux de maladresse
cluster (priority): Mediapart
Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : trois hommes, dont deux animateurs, interpellés
L’accusé a admis avoir enfreint certaines règles professionnelles, tout en niant l’aspect sexuel des faits. Il a reconnu avoir porté des enfants et les avoir pris sur ses genoux, mais il conteste fermement avoir tenu des enfants dans son entrejambe. Il a également précisé avoir surveillé les enfants aux toilettes parce qu’ils faisaient beaucoup de bêtises, notamment en jouant avec l’eau. Pour expliquer son mode de vie et ses revenus, il a indiqué travailler huit heures par semaine à l’école pour assurer un minimum de subsistance, se décrivant comme étant notamment manutentionnaire ou caissier. Par ailleurs, il a admis avoir touché des enfants pour jouer au chat, tout en assurant qu’aucun des enfants n’avait pu voir son sexe et qu’il n’avait jamais vu leur sexe.

Des témoignages d’enfants au cœur de l’accusation

L’accusation repose sur un pilier central : les témoignages concordants d’enfants âgés de 3 à 5 ans. Bien qu’il n’y ait pas de témoins adultes directs des faits sexuels ni d’éléments matériels catégoriques, les récits des jeunes victimes décrivent des attouchements sur leurs parties intimes. Cette affaire, que Mediapart qualifie de « crime de lèse-enfance », a déclenché une vague de mobilisations et de signalements similaires à travers tout Paris. Le dossier souligne également des zones d’ombre concernant l’environnement de travail de l’animateur. Le président de la 15e chambre du tribunal correctionnel, Gilles Fonrouge, a mentionné que trois DVD à caractère pornographique mettant en scène des adultes avaient été retrouvés au domicile du prévenu. Sur le plan relationnel, David G. a également contesté des accusations de harcèlement de la part de collègues animatrices, les qualifiant de groupe de filles créant des problèmes et attribuant ses propos à un humour décalé.
Élément du dossier Détails vérifiés
Nombre d’enfants accusés 9 enfants
Période des faits Rentrée 2024 à avril 2025
Âge des victimes Entre 3 et 5 ans
Lieu des faits École maternelle Alphonse Baudin (Paris XIe)
<!– /wp:table Les accusations portées contre David G. font l'objet d'une enquête en cours.

Des témoignages d'enfants au cœur de l'accusation
cluster (priority): TF1 Info

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