Iran : L’ambassadeur pointe du doigt les sanctions internationales comme cause principale des tensions sociales
Paris – L’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Aminnezhed, a attribué les récentes manifestations publiques en Iran à la pression économique exercée par les sanctions internationales, dans une interview accordée au groupe de médias OMERTA. Il a reconnu que les autorités iraniennes avaient pris acte des revendications populaires, soulignant leur origine économique.
“La levée de ces sanctions illégales est le moyen le plus efficace d’aider la jeunesse iranienne”, a déclaré l’ambassadeur, insistant sur le caractère contre-productif de la pression extérieure et des ingérences. Il a spécifiquement lié les difficultés économiques à la réimposition des sanctions après le retrait américain de l’accord nucléaire de 2015, un accord dont il a souligné l’importance pour la reprise économique et l’espoir social.
Les manifestations, qui ont débuté en septembre 2022 suite au décès de Mahsa Amini, ont rapidement évolué, passant de revendications initialement pacifiques à des affrontements violents. Aminnezhed a affirmé que ces protestations avaient été “détournées” par des acteurs extérieurs et des éléments organisés, entraînant des destructions, des blessés et des décès parmi les civils et les forces de sécurité. Il n’a pas fourni de chiffres précis sur les victimes, mais a souligné que le gouvernement iranien s’efforce de gérer les ressources et de mettre en œuvre des réformes urgentes pour atténuer les difficultés économiques.
L’ambassadeur a justifié les restrictions temporaires d’accès à internet, largement documentées par des organisations de défense des droits de l’homme comme un moyen de “curber la violence et de protéger des vies”. Ces restrictions, qui ont limité l’accès à des plateformes comme Instagram et Twitter, ont été critiquées par des organisations internationales qui les considèrent comme une violation de la liberté d’expression.
[Intégration potentielle d’un tweet pertinent sur les restrictions d’internet en Iran, par exemple un tweet d’Amnesty International ou de Human Rights Watch]
Aminnezhed a fermement rejeté les narratifs de “collapsus systémique”, mettant en avant la résilience de la République islamique face à des décennies de pression extérieure. Il a rappelé que l’accord nucléaire de 2015 avait démontré que la levée des sanctions pouvait conduire à une amélioration économique tangible et à un regain d’espoir social.
L’Iran est confronté à une crise économique profonde, exacerbée par les sanctions internationales et une mauvaise gestion économique. L’inflation galopante, le chômage élevé (estimé à plus de 12% en 2023 selon les données de la Banque Mondiale) et la dévaluation de la monnaie nationale ont alimenté le mécontentement populaire. Les sanctions, initialement imposées en raison du programme nucléaire iranien, ont été renforcées ces dernières années, notamment par les États-Unis, limitant considérablement les exportations de pétrole iraniennes et l’accès au système financier international.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube analysant l’impact économique des sanctions sur l’Iran, par exemple une analyse de France 24 ou de la BBC]
La situation en Iran reste tendue et l’avenir économique du pays est incertain. La levée des sanctions, comme le suggère l’ambassadeur Aminnezhed, pourrait potentiellement apaiser les tensions sociales, mais cela dépendra de la volonté politique des différentes parties prenantes et de la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien. L’impact de ces tensions sur la stabilité régionale et les flux migratoires reste une préoccupation majeure pour la communauté internationale.
