Home SportsHong Myung-bo démissionne après élimination de la Corée du Sud en Coupe du Monde 2026

Hong Myung-bo démissionne après élimination de la Corée du Sud en Coupe du Monde 2026

by Thomas Moreau - Sports
Une élimination précoce et une démission sous pression

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football de Corée du Sud, Hong Myung-bo, a officiellement annoncé sa démission le 29 juin 2026, à la suite de l’élimination précoce de son équipe lors de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026. Cette décision intervient sous une pression publique intense, marquée par des menaces de mort et des appels à la réforme de la fédération.

Une élimination précoce et une démission sous pression

Le parcours de la Corée du Sud dans cette Coupe du Monde co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique a pris fin brutalement. Avec un bilan d’une victoire et de deux défaites dans le groupe A, la sélection a totalisé trois points avec une différence de buts de -1. Selon les informations rapportées par St Headline, l’équipe a échoué à se qualifier parmi les huit meilleurs troisièmes, actant son élimination dès la phase de poules. Ce format de compétition, élargi à 48 équipes pour cette édition, rendait la qualification des meilleurs troisièmes cruciale pour les équipes ayant connu une entame de tournoi difficile.

Une élimination précoce et une démission sous pression
Photo: 星島頭條

Hong Myung-bo, nommé à la tête de l’équipe le 8 juillet 2024, a présenté ses excuses aux citoyens sud-coréens. Comme l’indique RTHK, le technicien a exprimé son regret tout en soulignant son attachement indéfectible au football coréen. Il s’agit d’un coup d’arrêt majeur pour la sélection qui, pour la première fois depuis 2018, n’atteint pas les phases finales d’un tournoi mondial. Historiquement, la Corée du Sud est une nation habituée à une présence régulière sur la scène internationale, ce qui accentue le poids des attentes placées sur chaque cycle de préparation quadriennal.

Hostilité publique et climat de défiance

La réaction des supporters sud-coréens a été particulièrement virulente. Des établissements commerciaux, notamment des restaurants et des supérettes à Gimcheon et Anyang, ont affiché des avis interdisant l’entrée au sélectionneur. Plus grave encore, des menaces directes ont circulé sur les plateformes communautaires en ligne, certains utilisateurs déclarant publiquement leur intention de s’en prendre physiquement à Hong Myung-bo. Dans le contexte du sport professionnel sud-coréen, où l’image des figures publiques est étroitement liée à la fierté nationale, de telles réactions illustrent une rupture brutale entre la base des fans et le staff technique.

Hostilité publique et climat de défiance
Photo: ETtoday運動雲

La situation a pris une tournure institutionnelle lorsque des personnalités politiques ont réagi publiquement. Selon les rapports, une demande a été formulée auprès du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme pour diligenter une enquête complète sur les défaillances structurelles et managériales ayant mené à ce résultat. L’objectif affiché est d’imposer une réforme profonde des instances sportives nationales, un processus qui, dans le système sportif coréen, implique souvent une révision des méthodes de sélection des cadres techniques et une transparence accrue dans la gestion de la Fédération sud-coréenne de football (KFA).

Le boycott des médias et le silence du retour

En marge de la démission, la Fédération sud-coréenne de football (KFA) a pris la décision inhabituelle d’annuler la cérémonie d’accueil officielle et la conférence de presse à l’aéroport. Comme le souligne St Headline, c’est la première fois depuis 1990 qu’une équipe nationale sud-coréenne rentre au pays dans un tel silence après une Coupe du Monde organisée à l’étranger. Cette mesure de sécurité et de discrétion reflète la volonté des instances de protéger les joueurs et le staff face à une opinion publique extrêmement agitée.

La Corée du Sud éliminée de la Coupe du Monde. Est-ce la fin pour Hong Myung-bo ?
Le boycott des médias et le silence du retour
Photo: 香港電台新聞網

Cette atmosphère est alourdie par une rupture consommée entre les joueurs et la presse nationale. Un incident survenu lors d’un entraînement, où des propos désobligeants d’un journaliste envers le capitaine Son Heung-min avaient été enregistrés par inadvertance, a conduit les joueurs à boycotter les zones mixtes. Pour une équipe dont le leadership repose largement sur des figures emblématiques évoluant dans les championnats européens, la gestion de la relation avec les médias locaux est devenue un enjeu de cohésion interne majeur pendant le tournoi.

Critiques des légendes et polémiques sur le Japon

Le désarroi a également gagné les anciennes figures du football national. L’ancien joueur de Manchester United, Park Ji-sung, a déploré une situation qu’il jugeait prévisible, appelant à une remise en question totale du système sur la dernière décennie, selon des propos relayés par ETtoday. Ces appels au changement soulignent la persistance de débats sur la professionnalisation du management sportif au sein de la KFA.

Une polémique supplémentaire a surgi lorsque certains médias locaux ont critiqué l’équipe du Japon, accusant les joueurs nippons de ne pas avoir suffisamment poussé pour obtenir un résultat favorable qui aurait pu aider la Corée du Sud. Cette rhétorique a été largement dénoncée par les supporters sud-coréens eux-mêmes sur les réseaux sociaux, qualifiant ces critiques de « honteuses » et soulignant que chaque équipe n’est responsable que de sa propre performance. Cette réaction des supporters témoigne d’une volonté d’écarter les théories du complot au profit d’une analyse factuelle des carences techniques de leur propre sélection, illustrant une maturité croissante de la base de fans face aux échecs sportifs.

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