Emma Raducanu, lauréate de l’US Open 2021, a officiellement déclaré forfait pour le tournoi de Wimbledon 2026, citant une fracture de fatigue diagnostiquée le soir du dimanche 28 juin. Ce retrait de dernière minute, annoncé à la veille du début de la compétition, ouvre une place dans le tableau principal pour les joueuses sur liste d’attente.
Le diagnostic brutal de la championne britannique
Le parcours d’Emma Raducanu à Wimbledon 2026 s’est arrêté avant même d’avoir commencé. La joueuse britannique, qui devait affronter la Croate Antonia Ruzić au premier tour, a confirmé son absence via une déclaration publiée sur les réseaux sociaux. Malgré une volonté affichée de participer à ce tournoi devant son public, les examens médicaux effectués le dimanche soir ont révélé une situation irréversible pour sa condition physique.

“Nie mogę wierzyć w to, co mówię, ale niestety – musiałam się wycofać z tegorocznego Wimbledonu. Zrobiłam wszystko, co możliwe, by jutro wystartować, ale po ostatnim badaniu wykonanym dziś wieczorem okazało się, że dokuczliwy ból przekształcił się w przeciążeniowe złamanie i zalecono mi, aby się nie forsować za wszelką cenę.”

La joueuse avait déjà suscité des inquiétudes au cours de la semaine précédente. Comme le rapporte Sport.pl, Raducanu avait été aperçue lors d’une séance d’entraînement avec un bandage sur la cheville droite, ce qui avait alimenté les spéculations dans les médias britanniques. Elle avait également renoncé aux tournois préparatoires de Nottingham et d’Eastbourne. Dans le circuit professionnel, le retrait avant le début du premier match permet à la joueuse de se conformer aux protocoles médicaux stricts du Grand Chelem, évitant ainsi les pénalités financières qui s’appliqueraient si une joueuse abandonnait en plein milieu d’une rencontre sans justification médicale validée par le tournoi.
Les conséquences pour Katarzyna Kawa et le tableau des “lucky losers”
Le retrait de la joueuse britannique modifie la configuration du tableau féminin et offre une opportunité inattendue à la Polonaise Katarzyna Kawa. Alors qu’elle avait été éliminée lors des phases de qualification, Kawa espérait une place de « szczęśliwa przegrana » (perdante chanceuse). Le statut de “lucky loser” est attribué aux joueuses ayant perdu lors du dernier tour des qualifications mais étant repêchées pour remplacer un forfait de dernière minute dans le tableau principal.
Selon les informations publiées par Przegląd Sportowy, la joueuse polonaise de 33 ans était troisième sur la liste d’attente avant que le forfait de Raducanu ne la fasse progresser au deuxième rang. La situation reste toutefois fluide en raison des règles spécifiques régissant le tournoi. Comme le souligne SportoweFakty, les modalités de remplacement diffèrent entre les règlements de l’ITF et ceux de la WTA, ce qui laisse planer un doute sur le processus final de désignation des remplaçantes. En Grand Chelem, l’ordre des lucky losers est déterminé par le classement WTA au moment du tirage au sort des qualifications, ce qui rend la hiérarchie particulièrement rigide.
Un contexte de tournoi sous haute tension
L’édition 2026 de Wimbledon débute ce lundi 29 juin avec une forte attention portée aux représentantes polonaises. Outre Iga Świątek, qui défend son titre acquis l’an dernier, et Maja Chwalińska, dont la progression récente a impressionné les observateurs, les attentes des fans polonais sont particulièrement élevées. Pour les joueuses, Wimbledon représente non seulement le tournoi le plus prestigieux sur gazon, mais aussi une étape cruciale dans la course aux points pour le classement mondial WTA, où chaque victoire au premier tour assure une dotation financière significative et une progression au classement.
Comme l’indique Interia Sport, la participation de Magdalena Fręch et Magda Linette est déjà confirmée. Pour Katarzyna Kawa, l’éventualité d’intégrer le tableau final dépend désormais des dernières décisions administratives du tournoi. Pour Emma Raducanu, ce forfait constitue une étape difficile après une période marquée par une pression médiatique constante et des problèmes physiques récurrents, elle qui avait admis dans un entretien récent pour Grazia, cité par Sport.pl, que la gestion des attentes liées à son titre de 2021 restait un défi majeur. La jeune Britannique va désormais devoir entamer un processus de rééducation prolongé, typique des fractures de fatigue chez les athlètes de haut niveau, afin de protéger sa carrière à long terme sur les surfaces rapides.
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