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Hommage national à Karl Tremblay : En pleurant, en riant et en chantant

Hommage national à Karl Tremblay : En pleurant, en riant et en chantant

En pleurant, en riant et en chantant avec Marie-Annick Lépine, Jean-François Pauzé et Jérôme Dupras, plus d’une centaine de milliers d’admirateurs des Cowboys Fringants réunis au Centre Bell de Montréal ou sur la page Facebook du groupe préféré des Québécois ont rendu un dernier hommage au regretté Karl Tremblay mardi soir. Point culminant d’un deuil collectif de deux semaines d’une ampleur rarement vue dans l’histoire du Québec pour un artiste, la bouleversante cérémonie d’hommage national au chanteur, décédé à 47 ans à cause du maudit cancer, a provoqué toute une gamme d’émotions. Pour celui qui a tant fait vibrer les Québécois sur scène et qui a donné la plus belle leçon de courage possible en chantant pendant deux heures sur les plaines d’Abraham, malgré les ravages de la maladie, l’été dernier, ce fut un au revoir des plus beaux qu’on pouvait espérer. « Je t’aime Karl Tremblay. On t’aime notre gros, notre sapin géant, tu vas rester dans nos mémoires pendant tellement longtemps. La première chose qu’on a peur d’oublier de quelqu’un qui s’en va, c’est sa voix. Je pense qu’on va l’entendre encore longtemps », a dit son amoureuse, Marie-Annick Lépine, forte, digne et touchante.

Applaudis à tout rompre à leur arrivée sur scène après une interprétation de Pub Royal par l’Orchestre symphonique de Montréal et la chanteuse Alexia Gourd, les membres des Cowboys Fringants ont témoigné de leur amour profond pour Karl à coups de souvenirs et d’anecdotes pendant une trentaine de minutes qu’on aurait voulu étirer durant des heures. Son grand ami Jean-François Pauzé a rappelé que Karl était un homme heureux et humble, et que « s’il voit ce qui se passe depuis deux semaines, c’est certain que dans sa grande sagesse il dirait : “Ben voyons la gang, calmez-vous, s’tie”. » « C’est arrivé vite, Karl, lui a lancé Jérôme Dupras. Tu étais trop jeune, trop beau, trop grand. Grand comme cet été quand j’ai dit à J.F., en sortant du montrer sur les Plaines : “Hommece soir j’ai l’impression d’avoir joué avec Maurice Richard”. » « Je vais endurer… » Amoureuse de son gros depuis plus de 20 ans, Marie-Annick Lépine a révélé que le duo se faisait appeler Karlmarie tellement ils étaient indissociables. Jusqu’à la toute fin, a-t-elle aussi confié, Karl aura combattu d’atroces souffrances pour demeurer le plus longtemps possible auprès de sa garde rapprochée. « Ses derniers mots lucides, dans la nuit de mardi au mercredi 15 novembre, furent : “Je vais endurer tout ça jusqu’au bout, Marie, pour mes deux filles”. » En entendant ces mots, notre cœur collectif s’est de nouveau fracassé en mille miettes. Comme il le faisait dans les concerts, Jérôme Dupras a tenu à présenter son ami disparu en criant « Mesdames et messieurs, pour une dernière fois, faites du bruit pour le seul, l’unique, l’éternel, Kaaaarl Tremblay ! » Puis, avant de quitter la scène, les Cowboys Fringants ont tenu à en chanter une p’tite dernière. L’heureuse élue a été Sur mon épaule qui a résonné comme un ultime élan d’amour collectif dans un Centre Bell illuminé. En plus des 14 000 fervents du groupe dans le Centre Bell, ils étaient à ce moment plus de 122 000 personnes qui suivaient la cérémonie en ligne. Encore une fois, dans une époque où les Québécois n’ont jamais été aussi divisés, le grand Karl Tremblay aura réussi l’exploit de rassembler tout un peuple. Il va nous manquer terriblement.
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