Plus de 2 000 habitants ont été déplacés à Hébron suite à un verrouillage et à des raids menés par l’armée israélienne le 24 octobre 2026, après la mort de deux soldats israéliens tués par des tireurs palestiniens.
Opérations militaires et bouclage total à Hébron
L’armée israélienne a imposé un bouclier total et procédé à des destructions massives à Hébron, dans le cadre d’une vaste campagne de raids à travers la Cisjordanie occupée. L’offensive fait suite à une attaque menée le 23 octobre par deux tireurs palestiniens contre une base militaire de réserve, tuant deux soldats israéliens et en blessant trois autres, avant que les assaillants ne soient abattus.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné le bouclier et la préparation d’une opération d’envergure. À Hébron, les forces armées ont expulsé des habitants, démoli des bâtiments, des commerces et des infrastructures dans des quartiers densément peuplés comme Al-Jaladah, Ein Deir Baha et Farsh al-Hawa, selon les autorités locales et la presse.
Nous évacuerons les résidents, irons de maison en maison, retirerons les armes que nous y trouvons, et traiterons et détruirons toute l’infrastructure terroriste.
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
La répression fait suite au meurtre de deux soldats israéliens par deux hommes armés palestiniens. Les forces israéliennes ont également fermé les entrées de la ville et les rapports indiquent qu’environ 70 Palestiniens ont été arrêtés lors de descentes à grande échelle dans toute la Cisjordanie occupée après l’attaque. L’armée israélienne a annoncé avoir examiné des plans pour la plus grande opération militaire en Cisjordanie depuis 1967, sans préciser quand elle pourrait être menée.

Les justifications politiques et les tensions électorales
Ces opérations surviennent à quelques jours des élections israéliennes. Le maire de Hébron, Youssef al-Jaabari, a affirmé aux journalistes que cette action militaire était motivée par les élections
, accusant le gouvernement de chercher à s’assurer les voix de l’extrême droite et des colons.
D’autres responsables politiques ont affiché des positions tranchées.
Réactions internationales et accusations de punition collective
Des groupes de défense des droits humains israéliens ont critiqué cette pratique consistant à démolir les maisons de Palestiniens soupçonnés d’avoir mené des attaques.
De plus, un analyste du Moyen-Orient pour ACLED, Nasser Khdour, a rappelé dans un entretien précédent qu’un grand nombre d’incidents de violence de colons contre des Palestiniens et leurs biens ont été enregistrés dans la région. Mayy El Sheikh, porte-parole du bureau des droits de l’homme des Nations unies pour le Territoire palestinien occupé, a déclaré qu’elle ne pouvait pas comprendre ce qui s’était passé, précisant que les entrées et sorties d’Hébron étaient fermées et que les fidèles n’avaient pas pu accomplir leurs prières en raison de la fermeture de la mosquée Ibrahimi.

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