Un résident du comté de Yakima, dans l’État de Washington, est décédé des suites de la grippe aviaire le dimanche 2 novembre 2026 après avoir été exposé à des bovins infectés dans une exploitation laitière, et les autorités confirment ce décès tout en indiquant que le risque pour le grand public reste faible.
Le décès d’un travailleur laitier dans le comté de Yakima
La victime présentait des problèmes de santé sous-jacents selon le Yakima Health District. Hospitalisé après avoir contracté le virus au contact de vaches laitières infectées, le patient est décédé ce dimanche. Il s’agit du premier décès humain lié à la grippe aviaire enregistré aux États-Unis pour l’année 2026.
C’est aussi le troisième décès depuis février 2024, date à laquelle le virus a franchi la barrière des espèces pour toucher le bétail.
Les autorités locales ont recensé trois cas humains d’infection par le virus H5N1 dans le comté de Yakima au cours des dernières semaines. Tous concernent des employés de fermes laitières.
Le premier patient a présenté des symptômes bénins le mois dernier.
Un troisième cas récent n’a pas nécessité d’hospitalisation.
Le Yakima Health District (YHD), en coordination avec le Washington State Department of Health (DOH), a documenté ces situations épidémiologiques. Un travailleur de laiterie a été testé positif pour le H5N1 après avoir été exposé à des vaches infectées.

Un deuxième résident a ensuite été hospitalisé avec une affection sévère.
Un troisième cas a été identifié au cours d’un week-end de novembre.
Jennifer Nuzzo dirige le Pandemic Center à la School of Public Health de l’Université Brown. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) fédéraux ont recensé des cas de grippe aviaire chez plus de 70 personnes aux États-Unis depuis 2024, la grande majorité de ces malades travaillant dans des fermes laitières ou des exploitations avicoles.
La propagation rapide du virus dans les troupeaux de l’État de Washington
Le nombre de troupeaux laitiers touchés dans l’État de Washington a bondi pour atteindre 34 exploitations en l’espace de moins de trois semaines, contre seulement neuf une semaine auparavant selon l’administration fédérale, et le virus a franchi les limites du comté de Yakima.
Rick Naerbout est directeur exécutif de la Washington State Dairy Federation. Personne n’a figuré how to prevent the spread of this anywhere in the world, a-t-il noté.
Les vaches guérissent généralement en quatre à six semaines avec des soins de soutien.

Le gouverneur de l’État de Washington, Bob Ferguson, a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il suivait la situation de près et collaborait avec les organismes de santé et d’agriculture.
Des équipes de recherche se penchent sur la dynamique du pathogène. Des travaux conduits avec l’implication de comités d’éthique institutionnels de l’Université de Pennsylvania Office of Animal Welfare et du US Department of Agriculture Agricultural Research Service National Animal Disease Center ont examiné les profils d’immunité et d’exposition des animaux.
Des bibliothèques de mutants basées sur l’hémagglutinine d’une souche de 2021 (A/American Wigeon/South Carolina/USDA-000345-001/2021) ont permis d’analyser les données de neutralisation par les sérums bovins.
Des cartes interactives de ces échappements sont répertoriées sur les plateformes dédiées de Deep Mutational Scanning.
Évaluation des risques et surveillance accrue des autorités sanitaires
Dr Dave Atteberry est responsable de la santé pour le district de Yakima.
« Bien qu’il s’agisse d’une issue grave et déchirante, le risque pour le grand public reste faible », a déclaré le Dr Dave Atteberry, responsable de la santé pour le district sanitaire, selon le Yakima Herald-Republic.

Les équipes sanitaires continuent de suivre de près l’état de santé des personnes ayant côtoyé les patients infectés afin de détecter rapidement le moindre symptôme. Le département de l’Agriculture de l’État fournit des équipements de protection individuelle aux travailleurs des filières laitières et carnées.
Le public est invité à signaler toute observation d’animaux malades ou morts sans les manipuler.
La transmission interhumaine de la grippe aviaire demeure extrêmement rare et n’a jamais été documentée aux États-Unis. Les personnes travaillant au contact direct des animaux d’élevage sont invitées à consulter les professionnels de la santé qualifiés en cas d’apparition de symptômes.
Les personnes travaillant au contact direct de la volaille infectée sont invitées à contacter le district sanitaire en cas d’apparition de symptômes.
À lire aussi