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Gérer les finances publiques en Wallonie : enjeux et perspectives

Gérer les finances publiques en Wallonie : enjeux et perspectives

Il ne faut pas penser comme ça, selon moi. En soi payer de l’impôt, c’est normal, pour faire fonctionner l’État, faire des routes, faire tourner les écoles, financer l’état social, etc. Mais nous sommes déjà très taxés en Belgique.

Votre prédécesseur, Jean-Luc Crucke (NdlR, ancien ministre wallon du Budget MR passé dans l’opposition chez Les Engagés pendant la législature), dit qu’il avait identifié 1, 5 milliards d’économie, où sont-elles ?

Quand je lis ça, je suis dubitatif parce qu’il n’y avait aucune décision prise pour activer ces leviers d’économie. Il y avait une réduction des allocations familiales, une réduction dans la dotation des communes, la désinstitutionnalisation d’une partie des soins de santé dans le secteur hospitalier. Est-ce que Jean-Luc Crucke était prêt à le faire ? C’est facile de dire qu’il avait identifié 1, 5 milliards d’économie. Je le redis: il faut simplifier le paysage wallon.

On pourrait le faire en cinq ans ?

Nous devons l’initier rapidement. Mais ça prendra plus de temps que ça. Le projet du MR est de travailler sur deux législatures.

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Manifestement, le ministre-Président wallon, Elio Di Rupo (PS), et vous n’êtes pas d’accord sur les probables futures règles européennes en matière budgétaires. Vous en avez discuté ?

Pas encore, nous ne nous sommes pas vu. Nous avons une lecture différente de ces règles. Moi je considère que nous travaillons déjà dans la logique que l’Europe veut imposer à partir de 2025. Il y a plus de flexibilité que par le passé, mais il y a un traité qu’on ne peut pas changer comme ça et qui fixe des objectifs. Il faut travailler sur les dépenses, la réduction du déficit et sur la simplification.

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Pourquoi la Wallonie n’est-elle pas parvenue dans les mêmes proportions que Bruxelles à faire grimper son taux d’emploi ? Dans la capitale aussi, il y a eu le covid, la crise énergétique, etc.

Nous avons des réalités différentes en Wallonie, surtout en matière de mobilité. Chez les personnes qui cherchent un emploi, 50 % n’ont pas de permis de conduire. Les réalités dans une grande ville sont différentes sur ce point. Il y a des investissements du plan de relance qui vont dans ce sens et je suis certain que ça portera ses fruits.

Pour revenir justement sur les projets du plan de relance, vous pilotez celui qui doit mettre en place une filière de démantèlement d’avion à l’aéroport de Charleroi. Le projet a pris du retard, où en sommes-nous ?

On m’avait dit que le projet initial ne fonctionnerait pas parce que l’implantation imaginée du bâtiment pour le démantèlement des avions n’était pas possible. Mais personne n’avait pensé à installer le bâtiment d’une manière légèrement différente. C’est moi qui ai pris le plan et qui ai suggéré de le tourner de 90 degrés. C’est vrai que j’aime bien lire des plans mais c’est dingue que ça se soit passé comme ça. La Sowaer a approfondi les choses et désormais ça avance.

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On m’avait dit que le projet initial n’était pas possible. Mais personne n’avait pensé à installer le bâtiment d’une manière légèrement différente.

Le MR parle de supprimer les allocations de chômage après 24 mois, vous défendez cette mesure ?

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Oui. Je considère qu’après 24 mois, il faut renvoyer les gens vers les CPAS pour qu’ils bénéficient d’un suivi mieux ciblé. Il faut donc un transfert de moyens vers les CPAS. Quand j’étais président de CPAS, la taille de ma commune (NdlR : Ham-sur-Heure/Nalinnes) me permettait de rencontrer chaque bénéficiaire du revenu d’intégration sociale (RIS) pour essayer de comprendre son projet de vie et de lui remettait le pied à l’étrier. Nous faisions un véritable suivi de proximité.

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N’est-ce pas plutôt le rôle du Forem ?

Oui, dans les deux ans. Mais si ça ne va pas, il faut changer de méthode plutôt que de rester dans le même système jusqu’à la fin. Cette mesure est loin d’être méchante parce qu’en plus, on suggère d’augmenter les allocations les six premiers mois.

Le MR, a quelques problèmes pour finaliser ses listes. Est-ce parce que votre parti comprend trop d’individualités ?

Au moment de la composition des listes, il y a toujours une réflexion personnelle. Mais nous devons garder à l’esprit l’intérêt que nous avons en commun. En tout cas, c’est ce qui me guide en permanence. D’ailleurs la liste que j’emmène a été constituée de cette manière, ce qui montre que chacun a mis d’abord l’intérêt commun en avant. Ce qui contrebalance ce que vous soulignez dans votre question (rires).

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Si vous devenez député et ensuite lors du scrutin communal d’octobre, bourgmestre de votre commune, vous serez peut-être amené à choisir entre ces deux mandats (NdlR : au Parlement wallon, seuls les 25 % des députés peuvent cumuler, en fonction de leur taux de pénétration) ?

Pas forcément, je ferai le maximum pour être en position de cumul et vu la composition des listes, je pense que c’est jouable. Je dois donc faire le meilleur score personnel possible.

Ça, ce serait la situation idéale pour vous ?

L’idéal serait de rester ministre, je ne vais pas dire le contraire. Mais je pense qu’en matière de cumul député-bourgmestre au Parlement wallon, il faudrait revoir les règles et interdire le cumul en fonction de la taille de la commune. Les règles actuelles basées sur le taux de pénétration sont justes absurdes. Le cumul a du sens, parce que lorsqu’on est confronté à un problème, on a plus envie de se battre pour le résoudre que si c’est quelqu’un d’autre qui le relaie.

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