Sánchez Accusé d’Autoritarisme après Appel à Reporter la Plénière du Congrès le 11 Septembre
Madrid, Espagne – La secrétaire adjointe à la régénération institutionnelle du Parti Populaire, Cuca Gamarra, a violemment critiqué le Premier ministre Pedro Sánchez ce matin, l’accusant d’autoritarisme suite à la demande du porte-parole du PSOE, Patxi López, de suspendre la plénière du Congrès des députés le 11 septembre. Cette date coïncide avec la célébration de la Diada, la fête nationale de Catalogne.
Gamarra a dénoncé une “tactique autoritaire” de la part de Sánchez, qu’elle attribue à la pression croissante liée aux allégations de corruption le concernant et à sa dépendance au soutien des partis indépendantistes pour maintenir sa majorité parlementaire. “Pedro Sánchez est acculé par la corruption et sa faiblesse parlementaire. Le 11 septembre, ces deux problèmes se révèlent”, a-t-elle déclaré lors d’une interview à la chaîne Telecinco.
L’attaque intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées en Espagne, notamment concernant la question catalane et les appels à l’autodétermination. La Diada est traditionnellement une journée de manifestations et de commémorations en Catalogne,et la décision de maintenir ou non la plénière du Congrès à cette date est devenue un enjeu politique majeur.
Gestion des Incendies : Des Critiques Virulentes
Au-delà de la polémique autour du 11 septembre, gamarra a également fustigé la gestion gouvernementale des incendies de forêt qui ont ravagé l’Espagne cet été. Elle a appelé le gouvernement à mobiliser immédiatement toutes les ressources disponibles en cas de catastrophe, sans attendre les demandes des communautés autonomes, dont la législation leur confère pourtant des pouvoirs en la matière.”Un mécanisme d’urgence national devrait fonctionner automatiquement dans ces situations, et il n’existe pas”, a-t-elle affirmé, soulignant le manque de coordination et d’efficacité dans la réponse aux incendies.
Ces critiques s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’opposition visant à déstabiliser le gouvernement Sánchez et à mettre en évidence ses faiblesses, tant sur le plan politique que sur le plan de la gestion des crises. L’avenir de la plénière du Congrès le 11 septembre et la réponse du gouvernement aux accusations portées par Gamarra restent à suivre de près.
