L’annonce a été officialisée le 30 juillet 2026.
Les États-Unis intensifient leur pression sur l’infrastructure militaire iranienne en ciblant directement sa chaîne d’approvisionnement en drones. Le programme Récompenses pour la justice de la diplom américaine a formalisé cette offre financière d’envergure, destinée à neutraliser les flux de capitaux et les réseaux d’achat qui alimentent les opérations du Corps des gardiens de la révolution en Iran et à l’étranger. L’offre vise directement la société « Kimia Part Sivan » (KIPAS), basée en Iran, et s’inscrit dans les efforts américains visant à restreindre la capacité du Corps des gardiens de la révolution à financer ses opérations.
Le programme « Récompenses pour la justice » a publié un communiqué le jeudi soir précisant que le Corps des gardiens de la révolution finance une partie de ses activités grâce à la vente de drones et d’autres équipements militaires.
Le rôle central de la société Kimia Part Sivan et des responsables visés
Au cœur de cette visée se trouve l’entreprise Kimia Part Sivan, désignée par les responsables américains comme le bras technique et logistique chargé de la fabrication des véhicules aériens sans pilote pour le compte de la force Al-Qods. D’après les enquêtes menées, la structure a conduit des essais en vol sophistiqués et fourni un soutien technique direct aux engins transférés en Irak, tout en se procurant des composants électroniques sensibles auprès de fournisseurs extérieurs à l’Iran, achetant des composants spéciaux pour ces drones auprès d’entreprises situées hors d’Iran.

L’avis de recherche émis par Washington s’accompagne d’une liste nominative de six cadres dirigeants de l’entreprise. Ces personnes avaient déjà fait l’objet de sanctions décrétées par le département du Trésor américain en avril 2024 en raison de leur collaboration active avec la force Al-Qods. Il s’agit de Hassan Arambonjad, Abolfazl Ramezanzadeh Meshkani, Mehdi Ghafari Naqneh, Reza Nahar Dani, Abbas Sartaji et Hadi Jamshidi Zavaraki. Le département d’État a indiqué que ces individus jouent un rôle crucial dans la gestion des opérations quotidiennes de ce réseau.
Les connexions régionales et le financement des milices alliées
Les autorités américaines soulignent que les revenus générés par la vente de ces équipements militaires et de drones, incluant les transactions conclues avec la Russie, servent directement à financer les activités régionales du Corps des gardiens de la révolution islamique et les groupes alliés dans la région. Cette assise financière permet de soutenir divers groupes armés et mouvements alliés dans la zone, parmi lesquels figurent le mouvement Hamas, le Hezbollah et plusieurs factions armées soutenues par l’Iran en Irak.

Cette stratégie de récompenses financières s’inscrit dans un dispositif de sécurité plus large déployé pour intercepter les flux matériels.
Modalités de transmission des informations et garanties de sécurité
Pour collecter ces renseignements, le programme gouvernemental américain met à disposition un système de signalement s’appuyant sur le réseau Tor afin de garantir l’anonymat des informateurs. Les personnes en mesure de fournir des données qualifiées sur les dirigeants de KIPAS, leurs partenaires ou leurs circuits financiers peuvent prétendre à une rétribution pécuniaire ainsi qu’à une relocalisation dans un lieu sûr, selon les procédures et normes en vigueur au sein du programme.

Le compte Rewards for Justice (@RFJ_USA) a demandé le 30 juillet 2026 au public si l’on pouvait repérer le nouveau mauvais garçon qu’ils avaient ajouté à leur offre de récompense KIPAS ci-dessous, s’il y avait des informations sur lui ou ses acolytes, et a invité à leur envoyer un tuyau le cas échéant.
Le programme insiste sur l’importance de mobiliser des sources locales ou internationales pour briser l’opacité de ces réseaux d’armement, alors que les efforts diplomatiques et économiques se poursuivent pour redéfinir l’équilibre sécuritaire au Moyen-Orient.
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