Les États-Unis ont frappé plus de 80 cibles iraniennes, provoquant une riposte immédiate du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre 85 installations militaires américaines au Bahreïn et au Koweït.
Une escalade militaire majeure dans le Golfe
La tension a franchi un nouveau seuil cette semaine. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé mardi soir avoir mené une opération d’envergure contre plus de 80 objectifs liés à l’Iran. En réaction, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a lancé des offensives contre 85 sites militaires américains situés au Bahreïn et au Koweït, selon les informations rapportées par Xinhua.
Les conséquences de ces échanges de tirs sont visibles sur le terrain. À Koweït, des explosions intenses ont été signalées à la base aérienne d’Ali Al Salem. Au Bahreïn, le ministère de l’Intérieur a officiellement reconnu l’activation des sirènes d’alerte à travers le pays ce mercredi, en raison des frappes répétées.
Les tensions autour du détroit d’Ormuz
L’origine immédiate de cette confrontation remonte à des attaques ayant visé trois navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz. Le Commandement central américain a justifié ses frappes en réponse à ces incidents maritimes. De son côté, Téhéran conteste fermement toute ingérence étrangère dans la gestion de ce passage stratégique.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, a vivement réagi sur le réseau social X. Il a dénoncé une série de violations du mémorandum d’entente par les États-Unis, citant notamment le rétablissement des sanctions pétrolières, les menaces répétées de nouvelles attaques et les incursions militaires dans le sud de l’Iran.
Sanctions économiques et ripostes iraniennes
L’escalade militaire s’accompagne d’un durcissement des mesures économiques. En réponse aux attaques contre les trois pétroliers, l’Office de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a révoqué, ce mardi, une licence qui autorisait la vente de pétrole d’origine iranienne jusqu’au 21 août.
La situation reste extrêmement volatile dans la région, alors que Téhéran lie ces événements à la persistance de l’agression israélienne contre le Liban, qualifiant l’ensemble de ces facteurs de violations graves des engagements pris par Washington.
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