Digi a fondé sa stratégie commerciale et sa politique d’expansion en Espagne sur une formule consistant à maintenir des prix aussi bas que possible pour attirer les clients d’autres opérateurs, selon Profit. Cette politique a permis à l’entreprise d’entrer en concurrence directe avec des acteurs déjà présents sur le marché, tels que Telefónica, Movistar-Orange et Vodafone.
La stratégie tarifaire de Digi en Espagne
Face à la progression de Digi, qui a atteint une part de portabilité de 10,79 % de clients choisissant de se tourner vers une autre compagnie, les concurrents ont introduit des offres ciblées. Les systèmes informatiques de ces opérateurs affichent désormais des tarifs réduits lorsqu’un visiteur accède à leur site internet via une adresse IP attribuée à Digi. À titre d’exemple, Profit rapporte que Vodafone propose un abonnement comprenant appels et données illimités pour 5 euros par mois aux utilisateurs détectés comme clients Digi, contre un tarif officiel de 31 euros par mois. D’autres formules incluent la fibre optique à 600 Mbps, des enveloppes de données mobiles, ainsi que l’accès à des plateformes de streaming telles que SkyShowtime à des tarifs préférentiels.
Évolution boursière et perspectives financières
L’activité de Digi Spain Telecom fait l’objet d’un suivi de la part de groupes financiers internationaux à la suite de son introduction à la bourse espagnole, intervenue le 16 juillet au prix initial de 5,6 euros par action, pour une valorisation de 1,66 milliard d’euros. Les actions de la compagnie ont par la suite enregistré des hausses lors de séances successives.

Des institutions financières ont entamé l’analyse des titres de l’opérateur avec des perspectives positives. D’après Profit, les analystes attribuent l’efficacité des coûts de l’entreprise à sa concentration opérationnelle et à un recours minimal à l’externalisation, ce qui lui permet de pratiquer des prix inférieurs à ceux de ses rivaux. Les prévisions financières tablent sur une progression annuelle des revenus de Digi Spain et de son excédent brut d’exploitation d’ici 2028, dans un contexte marqué par les investissements continus dans le déploiement de son infrastructure de fibre optique.
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