À l’issue du scrutin israélien du 27 octobre 2026, les sondages de sortie des urnes ne désignent aucun vainqueur clair. Le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’impose comme le premier parti, mais le bloc d’opposition mené par Gadi Eisenkot le devance de peu en nombre de sièges à la Knesset.
Les résultats des sondages de sortie des urnes dévoilés par les chaînes de télévision israéliennes dessinent une configuration de blocage politique au Parlement, qui compte 120 sièges au total, et d’après la chaîne N12 et News18, aucun des deux camps ne dispose d’une marge de manœuvre suffisante. La participation électorale a atteint 77,7 %, soit son plus haut niveau depuis 1999, pour ce premier scrutin organisé depuis les attaques du 7 octobre 2023.
Le Likud en tête et l’opposition en embuscade
Le parti de Benjamin Netanyahu, le Likud, est projeté en tête des formations individuelles avec 24 à 25 sièges selon les estimations des diffuseurs (précisément 24 selon N12, ou 24 à 25 selon News18).
Le bloc des partis opposés à Benjamin Netanyahu est crédité de 52 à 53 sièges par les principales chaînes de télévision (N12 évoquant de son côté 52 sièges pour les partis dirigés par des Juifs et opposés au Premier ministre), devançant le camp du Premier ministre sortant qui totalise environ 50 sièges. Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée et dirigeant du parti centriste Yashar, a qualifié ces projections de désaveu complet
à l’encontre du chef du gouvernement, selon des propos rapportés par l’agence les couvertures de presse internationales. News18 relève en outre que les projections traduisent selon lui un manque de confiance dans le dirigeant et son gouvernement, tandis que Gadi Eisenkot a estimé que le public avait congédié le cabinet en place. Pourtant, l’arithmétique parlementaire ne permet à aucun des deux camps de réunir la majorité requise de 61 députés pour gouverner.
Gadi Eisenkot a déclaré qu’il agirait immédiatement pour réaliser la décision du peuple, remplacer le gouvernement de Netanyahu et établir un gouvernement de mobilisation sioniste, dans les plus brefs délais.
Les listes arabes s’imposent comme arbitres
Leur représentation cumulée est attendue entre 17 et 19 sièges au Parlement (ou 18 selon N12), un niveau record par rapport aux 10 mandats obtenus lors des élections de 2022.

La liste Raam, dirigée par Mansour Abbas, dont les partisans ont laissé éclater leur joie à Sakhnin en entonnant le nom de leur chef d’après News18, s’impose comme un arbitre potentiel. Mansour Abbas a qualifié le résultat du camp du Premier ministre de défaite majeure et s’est dit disposé à collaborer avec Gadi Eisenkot. Une alliance de ce type se heurte toutefois aux lignes rouges fixées par une partie de l’opposition et aux attaques répétées de Benjamin Netanyahu, qui a mené campagne contre toute association avec ces partis, tandis que News18 signale que certains opposants ont par le passé exclu tout partenariat avec des formations à direction arabe.
Les tractations s’ouvrent dans une impasse
De son côté, Benjamin Netanyahu s’est exprimé devant ses partisans à Jérusalem en appelant à l’union pour former un exécutif de droite. Alors que la Commission centrale électorale a lancé le dépouillement des bulletins de vote pour publier les résultats officiels tout au long de la nuit selon N12, les tractations s’annoncent complexes.
En cas d’échec des négociations à l’issue de cette période de tractations, le pays pourrait se retrouver contraint de retourner aux urnes, un scénario qui fait écho à la période allant de 2019 à 2022 où Israël avait traversé cinq tours de scrutin d’après le compte rendu de N12.
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