Des milliers d’Israéliens ont manifesté à Tel-Aviv le 24 octobre 2026, à trois jours des élections législatives, pour exiger des comptes sur les failles de sécurité du 7 octobre 2023, tandis que le scrutin s’annonce extrêmement serré entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses rivaux.
Manifestations de masse au « Square des otages » à Tel-Aviv
La tension est palpable à l’approche du scrutin. Des milliers de citoyens ont investi les rues de Tel-Aviv pour réclamer des comptes à l’exécutif. La contestation s’est concentrée sur la place publique rebaptisée Place des otages
(Square des otages), à l’appel du Conseil d’octobre.
L’opposition politique s’est greffée à la contestation. Des figures de premier plan du centre-graphe, comme Gadi Eisenkot du parti Yashar et Yair Golan à la tête des Démocrates, ont pris part aux marches. Dans la foule, les partisans ont salué Eisenkot aux cris de Qui arrive ? Le prochain Premier ministre !
, selon les retranscriptions de la presse locale.

Soutien affiché de Donald Trump et visite discrète du Pentagone
Sur le plan diplomatique, le Premier ministre sortant a reçu un appui de poids de la part de la Maison-Blanche, bien que nuancé par d’autres voix américaines. Le président Donald Trump a encensé Benjamin Netanyahu sur ses réseaux sociaux, le qualifiant de dirigeant redoutable. Grand Premier ministre guerrier
, a écrit le dirigeant américain, tout en lui attribuant le mérite d’avoir mené des frappes aux côtés de Washington contre l’Iran en février.
Donald Trump a déclaré, selon SondhiX : Malgré de nombreux obstacles, il a fait preuve de persévérance et a réussi ! J’ai vu Bibi dans ses moments les plus difficiles. Un homme ou une femme ordinaire dans une telle situation aurait faibli sous la pression, mais Bibi n’a pas faibli. Il est devenu plus fort, et il a su maintenir cette force jusqu’à aujourd’hui.
Néanmoins, cette ligne n’est pas partagée par l’ensemble de l’administration américaine. Le vice-président J.D. Vance a explicitement pris ses distances, affirmant se concentrer sur les élections de mi-mandat aux États-Unis et refuser de s’immiscer dans la vie politique israélienne. Parallèlement, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a effectué un déplacement non annoncé à la base aérienne d’Ofda dans le sud d’Israël pour s’entretenir avec des responsables locaux, à l’orée d’une éventuelle reprise des opérations militaires contre Téhéran.
Un scrutin parlementaire ultra-serré et sans majorité évidente
Les électeurs israéliens sont appelés aux urnes le 27 octobre 2026 pour ce qui constitue le premier test électoral national depuis le déclenchement de la guerre. Les enquêtes d’opinion indiquent une course particulièrement serrée où le bloc de droite nationaliste et religieux dirigé par Netanyahu, au pouvoir depuis fin 2022, risque de manquer de peu le seuil des 61 sièges indispensable pour gouverner seul.

L’incertitude pèse également sur les consignes de sécurité édictées par les autorités locales et les représentations diplomatiques, à l’image de l’ambassade de Thaïlande à Tel-Aviv qui a exhorté ses ressortissants à respecter strictement les consignes de prudence face à un climat régional particulièrement volatil.
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