Le groupe bancaire Swedbank supprime environ 500 postes à l’échelle de son groupe, dont une centaine dans les pays baltes, en raison d’une réorganisation du travail et de la baisse de ses investissements dans le développement, a annoncé son directeur général en Estonie, Olavi Lepp.
Environ 100 de ces suppressions de postes concernent directement l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie réunies, selon les précisions communiquées au radiodiffuseur public estonien ERR par Olavi Lepp, président du directoire et directeur général de la filiale estonienne.
La restructuration touche l’ensemble des marchés du groupe bancaire, tant en Suède que dans la région balte, où l’établissement emploie plus de 6 000 salariés.
Swedbank met fin à son cycle d’investissements technologiques massifs
Durant une période marquée par une rentabilité exceptionnellement forte, la banque avait injecté des capitaux importants dans le développement informatique et des projets de modélisation de données, nécessitant le recrutement de spécialistes supplémentaires.
Cette réduction des effectifs découle directement d’un changement de stratégie opérationnelle et du volume des investissements engagés ces dernières années.

Aujourd’hui, alors que la rentabilité est revenue à des niveaux normaux, nous n’avons plus besoin d’autant de personnel.
Olavi Lepp, directeur général de Swedbank en Estonie
Pour amortir le choc, l’établissement propose à une partie des salariés concernés de se former à de nouvelles fonctions au sein de l’entreprise.
Des licenciements s’avèrent inévitables.
L’intelligence artificielle entre en test et pose la question des coûts futurs
Plus de 90 applications fondées sur l’intelligence artificielle sont actuellement testées à l’échelle de l’organisation.

L’objectif immédiat en Estonie consiste à traiter un volume d’affaires supérieur avec un nombre de collaborateurs constant, afin d’étendre les parts de marché tout en maîtrisant les dépenses.
Le recours à des solutions algorithmiques dépendra toutefois d’un calcul économique simple face au coût du travail humain.
La grande question est de savoir quand elles deviendront rentables, c’est-à-dire quand elles commenceront à facturer le juste prix pour leurs services, combien coûteront alors les licences de logiciels et les jetons que nous payons aux entreprises d’intelligence artificielle ?
Olavi Lepp, directeur général de Swedbank en Estonie
La filiale affiche des résultats financiers solides malgré les ajustements
Pour les neuf premiers mois de l’exercice en cours, le bénéfice net de Swedbank en Estonie s’est établi à 193 millions d’euros, soit une hausse de deux millions d’euros par rapport à la même période l’année précédente.
Si le volume global de 100 suppressions de postes est réparti sur l’ensemble des trois républiques baltes, le groupe n’a pas encore détaillé la répartition exacte de ces mesures par État, ni précisé l’impact spécifique pour la Lituanie ou les agences locales.
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