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Difficulté du minage Bitcoin : hausse record depuis 2021

La difficulté du minage de Bitcoin flambe, malgré une rentabilité en berne

New York – Le minage de Bitcoin est devenu significativement plus difficile, avec une augmentation de 15% de la difficulté du réseau, atteignant un niveau record de 144,4 trillions. Cette hausse, la plus importante depuis 2021, intervient après une période de volatilité marquée pour la cryptomonnaie et soulève des questions sur la pérennité des opérations de minage, particulièrement pour les acteurs les moins capitalisés.

La difficulté de minage, ajustée tous les 2016 blocs (environ tous les quinze jours), est un mécanisme essentiel qui maintient un temps de production de blocs stable, autour de 10 minutes, quel que soit la puissance de calcul globale du réseau, appelée hashrate. L’augmentation actuelle est une conséquence directe de la reprise du hashrate, après une chute observée suite à une tempête hivernale sévère aux États-Unis qui avait contraint plusieurs grandes entreprises de minage à réduire leur activité.

En octobre dernier, lorsque le Bitcoin atteignait son sommet historique autour de 69 000 dollars, le hashrate culminait à 1,1 zettahash par seconde (ZH/s). La chute des prix, jusqu’à 60 000 dollars en février, avait entraîné une baisse du hashrate à 826 exahash par seconde (EH/s). Depuis, le hashrate s’est redressé pour atteindre à nouveau 1 ZH/s, coïncidant avec un rebond du prix du Bitcoin autour de 67 000 dollars.

Cependant, cette reprise du hashrate ne se traduit pas automatiquement par une augmentation des profits pour les mineurs. Le “hashprice”, qui mesure les revenus quotidiens estimés par unité de hashrate, reste à des niveaux bas, impactant significativement la rentabilité des opérations. Actuellement, le hashprice s’établit à 23,9 PH/s, un niveau qui met à rude épreuve les marges des mineurs.

Malgré ces difficultés, certains acteurs continuent d’investir massivement dans le minage. Les Émirats arabes unis, par exemple, affichent un profit non réalisé d’environ 344 millions de dollars grâce à leurs opérations de minage, démontrant la capacité de certains pays à exploiter le minage de Bitcoin de manière rentable, notamment grâce à un accès à une énergie peu coûteuse.

Cette situation illustre une tendance plus large : seuls les mineurs disposant de capitaux importants et d’un accès à des sources d’énergie abordables sont en mesure de maintenir leur activité dans un contexte de difficulté croissante et de prix fluctuants. Les petits mineurs, moins bien équipés, pourraient être contraints de quitter le marché, renforçant ainsi la concentration du pouvoir de minage entre les mains de quelques acteurs majeurs.

L’augmentation de la difficulté de minage est un indicateur clé de la santé du réseau Bitcoin. Elle témoigne de la résilience de la cryptomonnaie face aux chocs externes, mais soulève également des questions sur son accessibilité et sa décentralisation à long terme. Les régulateurs, comme la Commission des Marchés Financiers et des Produits (AMF) en France, surveillent de près ces évolutions, soucieux de garantir l’intégrité du marché et la protection des investisseurs. Le débat sur l’impact environnemental du minage de Bitcoin, notamment en termes de consommation d’énergie, reste également au cœur des préoccupations.

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