Thomas Tuchel a pris la tête de l’équipe d’Angleterre. Le technicien allemand, décrit comme un footballaholic
par le Guardian, aborde ce défi sans le poids émotionnel des échecs passés des Three Lions, tout en s’appuyant sur une approche tactique rigoureuse.
Une approche tactique validée par Ilkay Gundogan
La capacité de Tuchel à convaincre des joueurs sceptiques n’est pas nouvelle. En 2015, lors de son arrivée au Borussia Dortmund pour remplacer Jürgen Klopp, il a dû s’imposer face à un effectif pas toujours enthousiaste. Ilkay Gundogan, milieu de terrain à l’époque, a confié à la BBC Sport qu’il n’attendait pas grand-chose lors de l’annonce et envisageait même de quitter le club.

Cette rigueur a porté ses fruits : Dortmund a terminé deuxième de la Bundesliga lors de la campagne 2015-16, et Tuchel a remporté son premier trophée majeur en mai 2017 en battant l’Eintracht Frankfurt 2-1 en finale de la Coupe d’Allemagne, selon la BBC Sport.
L’intégration d’un profil étranger chez les Three Lions
La nationalité allemande de l’entraîneur ne semble pas constituer un obstacle pour le vestiaire anglais. Hitzlsperger, cité par la BBC Sport, estime que la transition sera fluide car la majorité des joueurs anglais sont habitués à travailler sous la direction de managers étrangers. Il souligne que les compétences de gestion d’hommes de Tuchel et sa capacité à communiquer ses idées seront des facteurs clés de succès.
Un rapport distant aux symboles nationaux anglais
Contrairement aux entraîneurs locaux, Tuchel ne partage pas la charge émotionnelle liée aux souvenirs des tournois passés. Le Guardian note qu’il n’est pas hanté par les penalty manqués ou les cartons rouges historiques de l’Angleterre. Cette distance se manifeste également dans son rapport à l’hymne national.
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