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Des caméléons à la hauteur de leur légende

Des caméléons à la hauteur de leur légende

2023-12-09 09:42:59

Quelque 555 âmes étaient présentes ce vendredi dans un Kafe Antzokia presque complet pour assister au concert du groupe culte britannique Chameleons (Middleton, Greater Manchester, 1981-1987, puis plusieurs réincarnations), de passage à Bilbao à l’occasion de son 40e anniversaire. tournée depuis la sortie de leur premier ‘Script Of The Bridge’ (1983), une excuse comme une autre car seulement six des douze chansons de l’album ont été jouées lors d’une réunion très spécifique de 16 chansons en 96 minutes pour aller droit au but , sans pratiquement aucune interruption (le leader et fondateur Mark Burgess, voix et basse, a pris la parole à trois reprises), entre 22h et 23h36, juste au moment de leur départ, sans même poser pour une photo d’adieu commune.

Les caméléons sonnaient bien mieux, plus durs, moins évanescents que sur les disques. Ils ont joué en quintette, avec deux guitares qui créaient des ambiances sans émettre de pincements ni de solos (l’une d’elles était en charge de l’autre fondateur récupéré pour cette scène, Reg Smithies), avec un jeune batteur qui avait de la personnalité, un claviériste qui fournissait manteaux corporels. et le leader Mark Burgess, grand, aux cheveux teints et assez agile à 63 ans, chantant et jouant avec détermination, sans aucun doute, le tout pour montrer un catalogue sonore qui était un régal de sons des années 80, toujours d’actualité, bien que cela n’a pas été vu par les jeunes gens respectables.

Les cinq dans “Swamp thing”.

SOIT. Cubillo

Le public était prédisposé et heureux, voire enthousiaste dans les premiers rangs, et scandait des ‘ooohhh’ gothiques, mais presque aucun texte lors d’un concert très très années 80, mais toujours actuel, que l’on pourrait comparer au martialisme épique de The Alarm ( ‘ In shreds’), avec l’appareil de certains gothiques Simple Minds (‘Pleasure and pain’), avec la fougue de The Psychedelic Furs (Looking inwardly’), et avec les développements instrumentaux de The Cure (« Up the down scalator » , applaudie lorsqu’elle fut reconnue dès les premiers anneaux. Plus tard ‘Perfume garden’), un répertoire qui s’enchaîne sans arrêt, assimilant Siouxsie & The Banshees (‘Monkeyland’), rivalisant de rock gothique avec quelques organiques Sisters Of Mercy (‘In réponse’), actualiser la batterie synthétique de The Durutti Column (“Soul in isolation”), réinventer le psychédélisme (“Tears”), déconstruire le psychobilly (“Swamp thing”), devenir grandiose comme U2 (“Second skins”), et dans le rappel sonnait retentissant et précis avec un ‘Nostalia’ qui ressemblait à Bowie de ‘Heroes’ et une chanson très chantée du groupe ‘Don’t fall’ qui faisait penser à Iggy Pop (et ce titre était justement ce qui était le plus chanté : ‘ Ne tombe pas.

De très bons caméléons, en pleine validité, insistons-nous. Mieux que ce à quoi on s’attendait depuis le départ du claviériste, puisqu’on ne s’attendait qu’à un quatuor de deux guitares, sans claviers.



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