Delhi étouffe sous un smog toxique après une flambée de feux d’artifice illégaux pour Diwali
New Delhi, Inde – La capitale indienne, Delhi, est plongée dans un épais smog après une utilisation massive de feux d’artifice lors des célébrations de Diwali, malgré une interdiction en vigueur depuis plusieurs années. La qualité de l’air a chuté à des niveaux alarmants, déclenchant des inquiétudes majeures concernant la santé publique et révélant une escalade de la violence liée à cette pratique controversée.
Les images diffusées montrent des routes enveloppées de fumée et une visibilité réduite, témoignant de la pollution atmosphérique extrême. Presque toutes les stations de surveillance de la qualité de l’air de Delhi enregistrent des niveaux “rouges”, indiquant une concentration de polluants dangereuse pour la santé.
“Il est décourageant de constater que même après des années passées à constater les effets nocifs des pétards allumés pendant Diwali, nous continuons à nier la réalité et à répéter la même erreur”, a déclaré Aarti Khosla, fondatrice et directrice de Climate Trends, à L’Inde aujourd’hui. Elle souligne l’impact particulièrement grave sur les populations vulnérables : enfants, femmes enceintes, personnes âgées et individus souffrant de problèmes de santé préexistants.
Les experts environnementaux attribuent la détérioration de la qualité de l’air principalement aux émissions locales, exacerbées par les feux d’artifice. Bhavreen Kandhari, militante écologiste, a déclaré au Temps de l’Hindoustan que le smog “étouffe les poumons de nos enfants”.
Au-delà des préoccupations sanitaires, l’utilisation de feux d’artifice a également conduit à une tragédie. Un homme de 30 ans, Dileep prasad, a été poignardé à mort lors d’une dispute concernant des feux d’artifice dans le quartier de Shahbad Dairy. Son frère et un ami ont également été blessés. Cet incident souligne la tension et la violence qui peuvent éclater autour de cette tradition.
Contexte et enjeux de la pollution de Diwali à Delhi :
La pollution de l’air à delhi est un problème chronique, aggravé par des facteurs tels que la densité de la population, le trafic routier, l’industrialisation et les conditions météorologiques défavorables. Diwali, la fête des lumières, est traditionnellement célébrée avec des feux d’artifice, mais leur combustion libère d’énormes quantités de particules fines et de gaz toxiques, contribuant de manière significative à la pollution atmosphérique.
Bien que des interdictions aient été mises en place ces dernières années, leur application reste difficile et l’utilisation de feux d’artifice illégaux persiste. La situation met en lumière la nécessité d’une application plus stricte des réglementations,de campagnes de sensibilisation du public et de la promotion d’alternatives plus écologiques pour célébrer Diwali.
La crise actuelle à Delhi rappelle l’urgence de lutter contre la pollution de l’air et de protéger la santé publique, non seulement pendant les fêtes, mais tout au long de l’année. Les autorités locales et nationales sont confrontées à un défi majeur pour trouver des solutions durables et garantir un air respirable pour tous les habitants de la capitale indienne.
