Cette détente sur les marchés physiques et à terme intervient alors que le Brent et le WTI bouclent une semaine volatile marquée par des tensions persistantes au Moyen-Orient et des difficultés d’approvisionnement en Europe.
Repli des cours et perspectives de reprise en Arabie saoudite
Les cours du pétrole se sont repliés vendredi, les espoirs d’une reprise progressive des flux via l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite prenant le dessus sur les inquiétudes concernant de potentielles perturbations de livraison en provenance de Ryad.
Cette baisse marque la troisième séance consécutive de repli pour les prix de l’or noir, le Brent ayant lâché près de 3% sur l’ensemble de la semaine.
L’infrastructure névralgique demeure à l’arrêt depuis qu’elle a subi des attaques de drones la semaine précédente. Cet oléoduc a acquis un rôle stratégique majeur depuis le début du conflit au Moyen-Orient, permettant de acheminer vers la mer Rouge une part considérable des exportations saoudiennes entravées par la fermeture du détroit d’Ormuz. L’analyste précise que si les opérations reprennent comme prévu, les cours pourraient accuser une baisse encore plus marquée.
Contrastes et tensions sur les marchés du brut et des carburants
Malgré ce repli hebdomadaire global, la tendance des cours a fluctué au cours des séances précédentes. L’agence relate que les marchés ont brièvement cherché un soutien dans l’anticipation d’éventuelles négociations entre les États-Unis et l’Iran à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. Les analystes de la banque ING ont souligné dans une note de recherche que la persistance des risques géopolitiques au Moyen-Orient continue d’injecter une prime de risque significative dans la valorisation du brut.
Sur le front de l’offre, la situation physique présente des contrastes marqués selon les régions. De l’autre, les perturbations persistent dans d’autres zones productrices.
Impact direct sur les acheteurs européens et les prix à la pompe
La réorganisation des flux logistiques saoudiens n’est pas sans conséquence pour les raffineries européennes. Aramco, la compagnie nationale saoudienne, a notifié à au moins deux clients européens qu’aucun brut ne leur serait attribué pour le mois prochain, d’après les informations rapportées par l’agence Bloomberg et reprises par la presse financière. Cette suspension d’attribution vise l’ensemble des acheteurs du continent, accentuant les difficultés d’approvisionnement en raffinerie.

Cette tension se répercute directement sur les consommateurs à travers des niveaux de prix élevés pour les produits raffinés. Aux États-Unis, le gazole a atteint un tarif record à la pompe, s’établissant à une moyenne de 6,4476 dollars le gallon. En France, le prix moyen du litre de gazole a franchi le seuil de 2,39 euros, constituant un nouveau record historique selon les analyses de l’Agence France-Presse. Face à cette situation tendue sur le front énergétique, le président français Emmanuel Macron a annoncé la tenue prochaine d’un sommet exceptionnel du G7 consacré à l’énergie afin d’améliorer la coordination internationale des stocks stratégiques.
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