Chrétien met en garde le PQ et l’alberta sur la Loi sur la clarté, 30 ans après le référendum
OTTAWA – L’ancien premier ministre Jean Chrétien a lancé un avertissement aux dirigeants du Parti québécois et de l’Alberta concernant la Loi sur la clarté, à l’approche de possibles débats sur l’autodétermination. Dans des déclarations faites à l’occasion du 30e anniversaire du référendum de 1995, Chrétien a souligné la nécessité pour toute question référendaire sur la souveraineté d’être approuvée par le Parlement canadien.
« J’espère que le chef du Parti québécois et la première ministre de l’Alberta vont lire la loi sur la clarté. Ce n’est pas facile. Il y a quelques petites montagnes à surmonter », a-t-il déclaré, ajoutant que le Parlement doit approuver la formulation de la question.
La Loi sur la clarté, adoptée en 2000, stipule que la Chambre des communes doit déterminer, dans les 30 jours suivant la publication du texte de la question référendaire, si celle-ci est « claire ». Si la question est jugée ambiguë, le gouvernement fédéral ne négociera aucune condition de séparation.
Cette loi, fruit des leçons tirées du référendum de 1995 où le « Non » l’a emporté par une très faible marge, vise à établir des règles claires et transparentes en cas de nouvelle tentative de sécession. Elle a pour objectif d’éviter une nouvelle crise constitutionnelle et de garantir que le peuple concerné puisse s’exprimer de manière univoque sur son avenir.
Chrétien a également exprimé son aversion pour les référendums, soulignant les divisions profondes qu’ils peuvent engendrer au sein des familles et de la société. « Je ne vais pas célébrer. C’est terrible de faire des référendums. Ça divise tout le monde. Je connais des amis dont les familles ne se sont jamais replâtrées de ça », a-t-il confié.
le débat sur l’autodétermination des provinces, et plus particulièrement du Québec, refait surface périodiquement dans le paysage politique canadien. La Loi sur la clarté demeure un élément central de ce débat, définissant les conditions dans lesquelles une province pourrait légitimement envisager de quitter le Canada. Elle rappelle également l’importance d’un dialog clair et respectueux entre les différentes parties prenantes pour préserver l’unité du pays.
