Brésil : Les pluies diluviennes font grimper le bilan à 53 morts dans l’État du Minas Gerais, l’alerte reste maximale
JUÍZ DE FORA, Brésil – Les habitants de l’État du Minas Gerais, au Brésil, ont fait face jeudi à des routes coupées, des commerces fermés et des rues inondées après de nouvelles pluies torrentielles. Le bilan des récentes inondations et glissements de terrain s’élève désormais à 53 morts, ont indiqué les autorités. Les efforts de recherche se poursuivent pour retrouver les 15 personnes encore portées disparues.
Les pluies incessantes, qui ont débuté lundi soir, ont provoqué des inondations, des glissements de terrain, l’effondrement de maisons et la fermeture d’écoles. La situation est particulièrement critique dans les villes de Juiz de Fora et d’Uba, situées à environ 310 kilomètres au nord de Rio de Janeiro.
"Ce matin, tous les commerces du centre-ville sont à nouveau en train d’être nettoyés. La tempête de lundi a déjà causé des dégâts, et ce matin, il y a eu encore plus de dégâts", a déclaré le révérend Ananias Simões, pasteur d’une église de Juiz de Fora, qui sert de refuge et de centre de distribution d’aide aux sinistrés. "La situation est très chaotique, mais tout le monde fait de son mieux pour assurer la sécurité de tous."
L’Institut national de météorologie (Inmet) a émis un avertissement pour de nouvelles pluies fortes accompagnées de vents violents, avec un risque de coupures de courant, de chutes d’arbres, d’inondations et de foudre. Les autorités ont conseillé aux habitants de surveiller l’état de leurs propriétés et de rechercher des signes de dommages structurels, tels que des fissures dans les murs ou des portes et fenêtres bloquées.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé sur ses réseaux sociaux le déploiement des forces de sécurité pour les opérations de sauvetage et l’aide immédiate aux populations touchées.
Ces catastrophes naturelles mettent en lumière la vulnérabilité du Brésil face aux événements météorologiques extrêmes, une tendance exacerbée par le changement climatique d’origine humaine, selon les scientifiques. Le pays a déjà été frappé cette année par des inondations dévastatrices dans l’État du Rio Grande do Sul en mai, qui ont causé la mort d’au moins 185 personnes et des pertes financières estimées à plus de 1,9 milliard de dollars (10 milliards de reais).
[Intégration potentielle d’un tweet officiel du président Lula ou d’une vidéo de l’AP sur les inondations]
Les inondations au Minas Gerais interviennent alors que le Brésil, comme de nombreux pays à travers le monde, est confronté à des défis croissants liés au changement climatique. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les événements météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses, devraient devenir plus fréquents et plus intenses dans les années à venir.
Les autorités brésiliennes ont mis en place des plans d’urgence et des mesures de prévention pour faire face à ces risques, mais les défis restent considérables. La reconstruction des infrastructures endommagées et le soutien aux populations touchées nécessiteront des efforts importants et une coordination efficace entre les différents niveaux de gouvernement.
[Intégration potentielle d’une vidéo Instagram d’un journaliste sur le terrain montrant l’étendue des dégâts]
Les organisations humanitaires internationales, telles que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, sont également sur le terrain pour fournir une assistance aux victimes et soutenir les efforts de secours. La communauté internationale est appelée à se mobiliser pour aider le Brésil à faire face à cette crise et à renforcer sa résilience face aux impacts du changement climatique.
