URGENT : Démission choc d’une adjointe au maire de Beykoz, accusations de harcèlement et de pressions politiques
Istanbul, Turquie – Une adjointe au maire de Beykoz, district d’Istanbul, a annoncé sa démission du Parti Républicain du Peuple (CHP), dénonçant un climat de harcèlement, de pressions politiques et de violence psychologique durant son mandat. L’annonce, faite publiquement, révèle des tensions internes au sein du CHP et soulève des questions sur la protection des élus locaux face à des pratiques jugées inacceptables.
L’élue, dont le nom n’a pas été divulgué dans son communiqué, affirme avoir été victime d’insultes et de propos sexistes en raison de son refus de se soumettre aux ambitions personnelles de certains membres du conseil municipal et du groupe parlementaire. Elle décrit une atmosphère de calomnies et de menaces qui ont rendu sa situation intenable.
“Les accusations,les calomnies et les pressions non fondées sur la violence psychologique contre moi ont toléré la limite”,a-t-elle déclaré. Elle déplore également le manque de soutien de la part de sa direction de parti, qui, selon elle, n’a pas pris ses plaintes au sérieux et n’a pas cherché de solution, se contentant de lui demander de continuer à exercer ses fonctions malgré les pressions.
L’adjointe au maire a précisé qu’elle n’avait trouvé du soutien que parmi certains députés de l’Assemblée de la Justice et du Développement (AKP) et du Parti du Mouvement Nationaliste (MHP), ainsi qu’auprès de la population de Beykoz.elle a également mentionné avoir été confrontée à des poursuites judiciaires qu’elle juge infondées et motivées par des considérations politiques.
“Dans ces conditions, sous le toit du CHP, je ne peux pas effectuer des services utiles au peuple de Beykoz”, a-t-elle conclu, justifiant ainsi sa décision de quitter le parti.Contexte et enjeux :
Cette démission intervient dans un contexte politique turc marqué par une polarisation croissante et des accusations récurrentes de pressions politiques sur les élus locaux. Les cas de harcèlement et de violence psychologique à l’encontre des femmes en politique sont également une préoccupation croissante, tant en Turquie qu’à l’échelle internationale.
L’affaire de Beykoz pourrait avoir des répercussions sur l’image du CHP, qui se présente comme un parti progressiste et défenseur des droits des femmes. Elle soulève également des questions sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des élus locaux et de lutter contre les pratiques de harcèlement et de pressions politiques.
Les prochaines élections municipales, prévues en 2024, pourraient être influencées par cette affaire, notamment à Beykoz, où la population pourrait être sensibilisée aux enjeux de la transparence et de l’intégrité en politique.
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