L’équipe de France féminine de basket-ball s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 à Berlin en dominant nettement la Chine (61-90), franchissant pour la première fois de son histoire le cap des quarts de finale dans un Mondial.
C’est une barrière que les Bleues ont brisée avec fracas ce jeudi. En s’imposant face à la Chine, l’équipe de France féminine accède enfin au dernier carré d’une Coupe du monde. Jusqu’à présent, la sélection nationale s’était systématiquement cassé les dents sur les quarts de finale du Mondial au XXIe siècle, soit six fois de suite.
La seule apparition historique des Françaises parmi les quatre premiers de la compétition datait de 1953 avec une troisième place obtenue à l’issue d’une phase de poules, à l’époque où il n’y avait pas de match à élimination directe, juste un « vrai » championnat.
Une revanche éclatante face à la Chine à Berlin
Ce succès a des airs de revanche. Pour s’inviter dans le dernier carré, l’objectif a minima au début de la compétition, l’équipe de Jean-Aimé Toupane a pris sa revanche sur l’édition 2022 disputée en Australie à Sydney. Il y a 4 ans, la Chine avait barré la route des Françaises en quart de finale (85-71). Cette fois, à Berlin, c’est la Chine, vice-championne du monde en titre, qui a pris la porte.
Sous la houlette de leur capitaine Gabby Williams, les tricolores n’ont même pas vraiment tremblé. Fatiguées après leur match de barrage disputé 18 heures plus tôt face à Porto Rico (75-72), les Chinoises n’ont pas réussi à revenir. Moins fringantes et en manque de profondeur sur leur banc, largement supérieure côté français, elles n’ont pas tenu la distance face au tempo et l’agressivité imposés par les Tricolores de façon continue.
Une maîtrise collective et une adresse extérieure décisive
Malgré la taille des Asiatiques et leurs deux géantes Han Xu (2,05 m) et la géante Zhang Ziyu (2,23 m), les Tricolores ont su mettre les ingrédients nécessaires pour imposer leur basket : une défense de fer, de la vitesse et une belle adresse de loin (14 sur 37 à trois points, soit 38%). Seule Han Xu a pesé dans le camp adverse avec 21 points et 9 rebonds, tandis que Shuyu Yang a inscrit 19 points.
:focal(182x83:184x81)/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/09/10/image-955e460a-9bae-45d6-8b16-c141ee3037e1-85-2560-1440.jpeg)

Dès le premier quart-temps, les Françaises ont mis un petit éclat aux Chinoises (25-20, 10e). L’écart a rapidement grandi : + 17 à la pause (48-31, 20e) après avoir puni la Chine sur chaque ballon perdu pour s’envoler au tableau d’affichage. L’avance a ensuite été portée à 27 points juste avant l’ultime période (68-41, 28e / 29e), puis à 20 points (51-31) pour ne donner aucun début d’espoir aux vice-championnes du monde, étouffées.
À l’entame du money time (70-48, 30e), il n’y a plus eu grand-chose à craindre, juste penser à bien valider, sans blessure, le ticket pour le dernier carré au bout d’un match parfaitement maîtrisé dans lequel chaque joueuse a participé au large succès.
| Joueuse clé | Statistiques principales | Impact sur la rencontre |
|---|---|---|
| Gabby Williams | 14 points, 7 rebonds, 2 interceptions | Capitaine et leader d’une défense intraitable |
| Marine Johannès | 15 points, 7 passes décisives | Déterminante en sortie de banc, symbole d’un collectif très homogène |
| Leila Lacan | 12 points | Contribution majeure au dynamisme offensif des Bleues |
Le défi de l’Allemagne en demi-finale
Les Bleues rejoignent ainsi les États-Unis en demi-finale en espérant les retrouver en finale dimanche pour un remake de la finale des Jeux de Paris 2024. Samedi à 16h30, elles affronteront l’Allemagne, qui dans la soirée de jeudi a sorti la Belgique double championne d’Europe en titre (93-74). Le match aura lieu à Berlin.
À lire aussi