Àlex Letosa analyse la vulnérabilité des jeunes face à l’ultradroite

La vulnérabilité du cerveau adolescent face aux discours de l’ultradroite découle d’une quête d’identité et de certitudes face à l’avenir selon l’analyse du psychologue Àlex Letosa.

L’attrait des adolescents pour les messages de l’ultradroite et du fascisme s’explique par des facteurs qui vont bien au-delà de la politique partisane.

Quand le cerveau adolescent cherche des repères

La période de l’adolescence, qui s’étend jusqu’à l’âge de 19 ans selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), se caractérise par une quête existentielle intense où la question de l’identité devient une urgence vitale.

Dans ce moment de transition, le cerveau des jeunes cherche des émotions fortes et fonctionne souvent par impulsions. Les discours radicaux exploitent cette vulnérabilité inhérente au développement neurologique.

Les algorithmes qui enferment les jeunes dans des bulles

À cette phase de construction personnelle s’ajoute l’influence déterminante des plateformes numériques. Les algorithmes des réseaux sociaux privilégient les contenus polémiques, extrêmes et vecteurs de division. Par conséquent, les adolescents peuvent se retrouver enfermés dans des bulles idéologiques sans en avoir conscience, stimulés par des émotions fortes et addictives telles que la colère, la haine ou la logique du « nous contre eux ».

Comment contrer l’endoctrinement virtuel en classe et à la maison

La prévention s’avère nécessaire tant dans le cadre familial qu’éducatif. Les spécialistes préconisent de doter les jeunes d’un esprit critique aiguisé et de leur enseigner la gestion des émotions ainsi qu’un sentiment d’appartenance sain.

L’accompagnement des familles joue un rôle primordial pour assurer aux jeunes qu’ils sont en sécurité et valorisés. Lorsque les adolescents comprennent que la diversité constitue une richesse et non une menace, ils n’ont plus besoin d’ennemis pour affirmer leur propre identité.

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